Lexique de survie en Nouvelle-Calédonie

10/08/2017

La langue officielle de la Nouvelle-Calédonie est le français. Celui-ci est couramment utilisé, bien qu’agrémenté d’expressions locales tout à fait savoureuses. On compte également 28 langues kanakes parlées sur le territoire, ainsi que 11 dialectes. Certaines de ces langues, comme le Pwapwâ ou le Sîchë, ne comptent que quelques dizaines de locuteurs et risquent malheureusement de disparaître dans les décennies à venir. Les principales langues kanakes, qui comptent plusieurs milliers de locuteurs sont le Drehu (Lifou), le Nengone (Maré), le Paicî (Poindimié / Ponerihouen) et l’Ajië (Houaïlou / Poya).

au minimum

Bonjour : Bozu (en Drehu et Nengone) / Boyou (en Paicî) / Âriké (en Ajië)

Au revoir : Edrae hë (en Drehu) / Ha eked (en Nengone) / Topai të-wë (en Paicî) / Gaara (en Ajië)

Comment vas-tu ? : Hape ue lai ? (en Drehu) / Ha ilo ? (en Nengone) / Âriké na e ? (en Ajië)

Ça va : Egöcatr(e) (en Drehu) / Roi (en Nengone)

Merci : Oleti (en Drehu) / Orengo (en Nengone) / Olé héti (en Paicî) / Ëi (en Ajië)

Je m’appelle… : Ame ni tre… (en Drehu) / Yele ni in ko… (en Nengone)

bravo !

Quelques expressions caldoches indispensables dont agrémenter votre français pour éviter de passer pour un Zoreil !

Ahou, awou : Exclamation mélanésienne exprimant l’admiration face à quelque chose d’exceptionnel. Il existe plusieurs variantes, comme « Ahou toi ! », qui exprime l’attendrissement, ou « Ahou colère » qu’on emploie lors d’une déconvenue.

Ahoua, awa : Très usitée, cette exclamation d’origine mélanésienne exprime la négation, l’incrédulité, l’étonnement.

Babylone ! : cette interjection exprime la surprise, la contrariété, la frayeur ou l’admiration. (variantes : Calice ! Alice !)

Broussard : désigne un Calédonien de la brousse, c’est-à-dire de la Grande Terre (hors Nouméa). Le terme évoque la campagne et le monde rural.

Casse pas la tête : ne t’en fais pas, il n’y a pas de problème, ne te prends pas la tête.

Claquette : évitez de dire « tongs » si vous ne voulez pas immédiatement vous faire repérer comme Zoreil !

Frônce : orthographe de « France » respectant la prononciation calédonienne. Souvent employée par plaisanterie.

Zoreil : désigne un métropolitain. On le repère immédiatement à sa façon de parler ! Le terme est plutôt moqueur, mais peut aussi être employé affectueusement.

épatez vos amis

Très répandues ou simplement rigolotes, ces expressions feront de vous un vrai Caldoche !

À bloc : pour dire qu’il y a une grande quantité, beaucoup de… « Il y a bloc de Caldoches en Nouvelle-Calédonie. » On peut également utiliser l’adjectif bleu pour exprimer la même idée. « C’est bleu de poissons dans la baille. »

Astiquer : on « astique la bouteille carrée » quand on force un peu sur l’alcool à l’apéro, mais on « astique les gosses » quand ils font des bêtises (on les réprimande).

Baille : désigne la mer. Par exemple, je vais à la baille.Bourreur : un coureur de jupons (le verbe « bourrer » veut dire « faire l’amour »).

Bouteille carrée : désigne très communément le whisky.

Cache-papaye : désigne un soutien-gorge.

Caisse à igname : désigne l’estomac, le ventre.

C’est choc : c’est super.

Gadin : désigne un cerf (prononcez le « f »).

Kakounette : une petite fille. L’expression vient d’un des personnages de La Brousse en folie.

Marcher avec la Lune : on emploie cette expression pour parler de quelqu’un de lunatique, qui change d’humeur facilement.

Nouzautes : expression employée par les gens du Caillou pour se désigner eux-mêmes.

Pète-claquettes : désigne une personne embêtante, casse-pieds.

Planter une chouchoute : donner un coup de poing.

Radio cocotier : la version calédonienne du téléphone arabe !

T’as rien, toi : tu ne manques pas de culot.

Tata : salut, au revoir, à bientôt, à demain, à tout à l’heure…

Trapard : un requin.

Va baigner : va-t’en.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.