Géographie et environnement

03/08/2017

géographie

À 18 000 km de la métropole, la Nouvelle-Calédonie folâtre au cœur du Pacifique, entre la géante Australie et les myriades d’îles et îlots de Mélanésie et Micronésie. La part principale du territoire se compose de la Grande Terre, longue de 400 km et large de 50, hérissée d’une chaîne de montagnes. Celle-ci compte deux sommets : le mont Panié (1628 m) et le mont Humboldt (1618 m). À ce gros Caillou s’ajoute un chapelet d’îles dont les perles principales sont l’île des Pins et les Loyautés (Maré, Lifou, Ouvéa et Tiga). À quelques miles marins, la barrière de corail s’étire en un long ruban de 1600 km, délimitant le plus grand lagon du monde.

faune et flore

La Nouvelle-Calédonie jouit d’une biodiversité d’une richesse étourdissante, comprenant une large part d’espèces endémiques.

Parmi les espèces emblématiques figurent le cerf, le crabe des cocotiers et le cagou, un oiseau élégant qui ne vole pas, mais dont le chant ressemble à un aboiement et dont la parade nuptiale évoque un tango en talons aiguilles. Pour continuer avec les oiseaux, la Nouvelle-Calédonie abrite notamment le notou (un pigeon géant aujourd’hui protégé), la perruche d’Ouvéa (très menacée), le balbuzard ou aigle des mers ainsi que le puffin, un oiseau qui fait son nid sous le sol.

Tout comme le cerf et le crabe des cocotiers, la roussette (une espèce de chauve-souris) tient plus ici de la spécialité culinaire que de l’objet d’un safari animalier. On la consomme généralement en civet ou en marinade. Le ver de bancoule figure également au menu des plats traditionnels calédoniens.

Mais c’est sans doute dans les eaux tièdes du lagon que la faune locale offre l’arc-en-ciel le plus vibrant : tazars, perroquets, Bec-de-Canne, vivaneaux, thons, mais aussi tortues, langoustes, hippocampes, raies, requins, dauphins, baleines et même dugongs. Ces derniers, sorte de vaches marines, sont en voie de disparition. Il n’en reste que quelques centaines en Nouvelle-Calédonie. Curiosité de la région, le nautile, un fossile vivant très rare, promène sa carapace dans les eaux océaniennes, tandis que le tricot rayé, un serpent marin non agressif, mais au venin mortel, ondule tranquillement sur la plage.

La végétation calédonienne est tout aussi emblématique que sa faune. On pense notamment au niaouli, très présent sur la côte ouest et dont l’essence à des vertus curatives et antiseptiques ; au pin colonnaire qui a donné son nom à l’île en forme de coquillage au sud de la Grande Terre ; et au kaori, arbre pluricentenaire de taille spectaculaire que l’on trouve notamment dans le parc de la Rivière Bleu. On trouve aussi en Nouvelle-Calédonie le banian, cet arbre aux troncs multiples qui sert à fabriquer les flotteurs des pirogues traditionnelles et des balles de criquet, le gaïac et le houp, utilisé en menuiserie ou pour de la sculpture. Les tubercules (tarot, manioc, igname) sont également très présents et composent l’alimentation de base des tribus kanakes.

environnement

La Nouvelle-Calédonie jouit d’une biodiversité exceptionnelle. Celle-ci a été reconnue en 2008 par l’Unesco qui a inscrit au patrimoine mondial 15 000 des 23 000 m2 de récifs coralliens du territoire. Les lacs du Grand Sud ont quant à eux été inscrits en 2013 sur la liste des zones humides d’importance internationale de la convention de Ramsar.

En juin 2016, la Nouvelle-Calédonie a adopté le STENC (le schéma pour la transition énergétique) qui définit les objectifs du territoire à l’horizon 2030. Celui-ci vise par exemple une réduction de la consommation énergétique de 20 % et de la production de gaz à effet de serre de 10 % dans le secteur minier.

Voilà l’un des grands défis environnementaux de la Nouvelle-Calédonie : extrêmement dépendante de l’exploitation du nickel, dont elle est l’un des principaux producteurs, celle-ci doit encourager le développement du secteur tout en préservant son autre richesse, son environnement, des effets dévastateurs de ces mines à ciel ouvert qui font saigner la terre. Parmi les risques majeurs, on note principalement l’érosion des sols, la pollution des cours d’eau et la perte de biodiversité. Depuis une dizaine d’années, les entreprises minières ont commencé, bon an mal an, à jouer le jeu de la protection de l’environnement, et diverses initiatives se mettent en place. La province Sud travaille par exemple à la revégétalisation d’anciennes mines et, en 2008, 2000 colonies de coraux ont été déplacées vers des zones éloignées des pollutions industrielles.

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