À bouquiner, regarder…

08/08/2017

nos bouquins préférés

La Brousse en folie, de Bernard Berger

Cette série de bande dessinée créée au début des années 1980 raconte les aventures de Tonton Marcel — presque un héros national — et d’une ribambelle d’autres personnages hauts en couleur vivant dans un petit village de Nouvelle-Calédonie. De quoi également se familiariser avec le caldoche, ce français mâtiné d’expressions issues du métissage culturel.

Good Night Friend, de Nicolas Kurtovitch (2006)

Auteur majeur de la littérature calédonienne, Nicolas Kurtovitch nous livre dans ce roman une intrigue sombre menée telle une tragédie classique. Un récit qui mêle vengeance, traditions, exil et quête d’identité.

Littérature orale — 60 Contes mélanésiens de Nouvelle-Calédonie, de la Société d’études historiques de Nouvelle-Calédonie (2008)

Ce bel ouvrage compile soixante contes de tradition mélanésienne. Classés par thèmes, illustrés et commentés par des spécialistes, ces récits poétiques offrent une plongée colorée au cœur des traditions de Nouvelle-Calédonie.

Quintet, de Frédéric Ohlen (2014)

Un roman musical où se mêlent les voix de Fidély, enfant volé à son île, Maria l’infirmière, Heinrich le bâtisseur, Monsieur Gutin l’instituteur et De Rieu le capitaine. Entre récit d’aventures et épopée historique, Quintet pourrait bien être le grand roman de la Nouvelle-Calédonie.

nos films préférés

Le Bal du gouverneur, de Marie-France Pisier (1990)

En 1957, la Nouvelle-Calédonie devient un territoire d’outre-mer, abandonnant son statut de colonie. C’est dans ce contexte que se déroule Le Bal du gouverneur, adapté du roman éponyme par son auteure. On y suit la jeune Théa Forestier, fille du sous-gouverneur, qui vivait jusqu’alors une vie paisible dans ce paradis tropical. Elle va pourtant peu à peu perdre son innocence et passer bien malgré elle de l’adolescence à l’âge adulte.

Le gendarme Citron, de Gilles Dagneau (2008)

Le gendarme Citron, c’est Robert, débarqué avec sa femme sur l’île des Pins en 1955. À son arrivée, il acquiert une caméra 8mm et se passionne pour le cinéma amateur. Grâce à ses films, devenus des trésors ethnographiques, on plonge dans l’univers des Kanaks, à la découverte de leur culture et de leur patrimoine. Ce documentaire relate la vie du gendarme dans l’archipel calédonien.

Prisonnier du soleil, de Gilles Dagneau (2009)

Un fascinant portrait de Jean Mariotti. Ce docu-fiction consacré à l’écrivain-poète calédonien nous parle de voyage, d’exil et de déracinement : c’est le récit d’un homme partagé entre deux continents.

L’Ordre et la Morale, de Mathieu Kassovitz (2011)

Ce film polémique revient sur un épisode sombre de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. En avril 1988, un groupe de gendarmes est pris en otage par des indépendantistes kanaks sur l’île d’Ouvéa. L’armée de terre et le GIGN sont déployés sur place. En période d’élections présidentielles en France, les négociations sont difficiles. En mai, l’assaut est lancé. Deux militaires et dix-neuf Kanaks sont tués.

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