4 conseils pour se fondre dans le décor

27/01/2016
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partager la culture sâme

Autrefois appelés Lapons du finnois lapp, « porteurs de haillons », ils sont désormais Sâmi, de sápmi, mot qui désigne l’ensemble de leurs territoires. Dans la région norvégienne du Finnmark, on compte environ 40 000 Sâmi. Longtemps menacés, la langue, la culture et le mode de vie des Sâmi sont désormais préservés. Les Sâmi ont leur parlement, le Sámediggi, qui siège à Karasjok, leur drapeau et leur fête nationale, célébrée le 6 février. Au quotidien, la plupart des Sâmi ont renoncé au mode de vie traditionnel mais ne l’ont pas renié pour autant. Quelques-uns continuent d’accueillir les voyageurs dans leur lavvu, la tente traditionnelle, autour d’un repas de viande de renne accompagnée de baies. Le joik (prononcer yoïk) est l’un des traits les plus populaires de la culture sâme. Mêlant chant et poésie, ces vibrations de gorge spirituelles font désormais partie du patrimoine musical norvégien.

2

chasser une aurore boréale

Ce phénomène cosmique a longtemps suscité la crainte. Aujourd’hui, on sait que les aurores boréales sont le résultat de la rencontre entre les particules magnétiques propulsées par le soleil et le champ magnétique de la Terre. Ce qui ne nous empêche pas d’être toujours aussi fasciné. Reste à immortaliser ce spectacle sidéral ! 1er secret : S’équiper de sous-gants pour manipuler l’appareil photo et de gants de ski pour attendre. 2e secret : Avoir le bon matériel soit un Reflex avec mode manuel, un trépied stable et une télécommande à distance. 3e secret : Ouvrir l’objectif à f/2.8. Utiliser une vitesse d'obturation lente mais pas trop (8 à 15 secondes) et régler l’ISO sur 400. 4e secret : Éviter toute pollution lumineuse et regarder vers le Nord. 5e secret : Inclure au moins une partie de paysage pour donner un sens et une échelle à l’image. Dernier secret de réussite : Être patient mais réactif !

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devenir locavore

En Norvège, la cuisine tient en un principe simple : faire le maximum avec ce que l’on a et sans épuiser les ressources naturelles. Nombreux sont les Norvégiens à pêcher poissons et crustacés, tandis que d’autres s’adonnent à la chasse, à la cueillette, exploitent leur propre verger ou de petites fermes. Au plaisir gustatif de produits frais, s’ajoute celui de se reconnecter à la nature et la fierté du « fait maison ». À votre tour, apprenez à cuisiner local. Pour cela, cap sur les Lofoten où certains pêcheurs acceptent d’embarquer des passagers sur leur bateau. Au programme : pêche à la palangre, découpe des poissons et conseils pour cuisiner les produits de la mer à la norvégienne. Si vous êtes plus orienté balades au grand air, ne manquez pas le ramassage des baies : la saison des myrtilles commence en juillet, celle des mûres arctiques en août. N’oubliez pas de vous protéger des moustiques !

4

visiter le Spitzberg

Le Spitzberg est la principale île de l’archipel de Svalbard, incorporé à la Norvège en 1925. La spécificité des conditions climatiques et la présence d’ours polaires nécessitent une préparation minutieuse. Sur l’île plus qu’ailleurs, il importe de se rappeler que l’on est invité et de se comporter d’une manière écologiquement responsable. Comme partout ailleurs, ne jetez pas d’ordures, ne dérangez pas les animaux, ne cueillez pas de fleurs. Toute trace humaine antérieure à 1946 est protégée : veillez à ne pas les endommager. Côté ours polaires, surtout observables sur la côte est, ne cherchez jamais à les attirer : c’est strictement interdit. Pour votre propre sécurité, nous vous recommandons de participer à des excursions organisées, mais si vous souhaitez partir en solitaire, sachez qu’il est obligatoire d’en informer le gouverneur du Svalbard.

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