Peuples et institutions

02/08/2014

PEUPLES

Au commencement étaient les Indiens, très nombreux dans l’Est ! Les puritains débarquant du Mayflower tout comme la petite troupe menée par John Smith en Virginie les rencontrèrent dès leur arrivée. Se retrouvant du côté des colonisés, les Indiens eurent très vite maille à partir avec les Européens, que ce soit frontalement comme lors de la Guerre des Pequots ou celle dite du Roi Philip, ou de manière plus insidieuse du fait des épidémies amenées par les émigrés et parfois transmises volontairement comme une première version de guerre sale ou chimique... Français, qui avaient davantage leurs faveurs, et Anglais, les enrôlèrent comme alliés (pas toujours fiables) en se servant de leurs divisions et rivalités ancestrales jusqu’à la fin de la Guerre de Sept Ans dans un gigantesque théâtre d’opération, qui allait des côtes de Nouvelle Ecosse au sud des Grands Lacs.

Relisez ou revoyez "Le Dernier des Mohicans". Insurgents américains et anglais firent de même lors de la Révolution américaine. De grands chefs s’illustrèrent dans la résistance à l’envahisseur comme Metacomet (ou Philip), Cornstalk, Tecumseh, Black Hawk ou Pontiac. Aujourd’hui, leurs descendants font fructifier de nombreux casinos, le jeu étant l’une de leurs principales ressources. Dans le Connecticut, on trouve même deux des plus grands casinos du monde, Foxwoods Resort Casino et Mohegan Sun Resort & Casino. Il en existe aussi dans la région des Finger Lakes, ancien territoire des Iroquois.

Mais on peut aussi tomber sur une réplique de village où voir des reconstitutions, écouter de la musique, manger des plats traditionnels, ou assister à des fêtes comme les pow-wows (en respectant une certaine étiquette). On trouve à la fois des casinos et une forte présence culturelle indienne dans le Minnesota.

L’esclavage alimenté par le commerce triangulaire amena une immigration africaine importante qui allait plus tard grossir les rangs de l’armée américaine lors de la Guerre de Sécession puis des guerres indiennes dans l’Ouest américain, avant de fournir une main d’œuvre bon marché aux usines des grandes villes industrielles, mais aussi des musiciens et artistes de renommée mondiale, bluesmen et jazzmen en tête. Si Harlem est le premier quartier noir auquel on pense spontanément, la plupart des villes de la "Rust Belt" ont une forte proportion d’Afro-américains, leur appellation officielle (ou politiquement correcte, on utilise désormais sans doute moins le mot "black" que chez nous !).

Les grandes villes sont des mosaïques ethniques davantage que le fameux "melting-pot" que l’on apprenait autrefois au lycée ! New York en est l'illustration absolue avec toutes ses strates de cultures d’origines d’Europe de l'Ouest ou centrale, juives, auxquelles se sont ajoutées les asiatiques, d’abord chinoises puis indochinoises (après la fin de la Guerre du Vietnam).

Certaines villes ou régions virent l’arrivée massive d’immigrants d’un même pays : bûcherons scandinaves dans les régions forestières, brasseurs allemands à Milwaukee par exemple. Le phénomène latino s’est bien amplifié depuis "West Side Story", la Caraïbe apportant son écot de plus en plus important. Quartiers et enclaves sont autant de buts de visites, d’excursions, de commémoration ou fêtes, et d’occasions de goûter aux cuisines du monde.

POLITIQUE

Evidemment, un voyage à Washington permet de se retrouver au cœur des institutions américaines et de sentir le poids du pouvoir fédéral puisque, fan de "À la Maison Blanche" ou pas, on peut visiter Maison Blanche ou Capitole, plus facile d’accès, voire le Pentagone (il faut passer par l’ambassade de France…). On peut s’intéresser au système gouvernemental ou municipal américain en visitant la résidence du gouverneur dans la capitale d’état ou l’Hôtel de ville local, somptueux ou modeste et les demeures, lieux de naissance ou institutions liés aux grands hommes politiques comme à Boston pour J.F.Kennedy, Mount Vernon juste dans la banlieue sud de la capitale fédérale pour George Washington, Monticello pour Thomas Jefferson, Hyde Park dans la vallée de l’Hudson pour Franklin D. Roosevelt, Sagamore Hill pour son cousin Teddy à Long Island (actuellement en rénovation), etc.

ÉCONOMIE

De grands ports, qui sont autant de grandes villes hérissées de gratte-ciel et cernées de banlieues à l’infini qui, hélas, ont servi de modèle au monde, des rivières alimentant les industries textiles, un sous-sol riche notamment en charbon, une industrialisation précoce, des inventions capitales, un esprit entrepreneurial assez exceptionnel, des institutions éducatives et financières de premier plan, ont fait du nord-est le premier centre des affaires et le symbole de la réussite "made in USA".

Depuis, différentes crises ont passé, entraînant le déclin des grandes stars de la première moitié du XXe siècle, créant la "Rust Belt", cordon de villes en décadence économico-industrielle, qui, malgré d’énormes disparités, commencent à rebondir, stimulées par les technologies de pointe et les services, tout en proposant un nouveau mode de vie, plus sensible à la protection de l’environnement et privilégiant la vie de quartier ; Minneapolis ou Pittsburgh en sont des exemples frappants.

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