Géographie et environnement

30/07/2014

GÉOGRAPHIE

Côté physique, la région nord-est américaine est divisée en trois zones. A l’est, la plaine côtière atlantique alterne côtes rocheuses ultra-découpées et travaillées par la glaciation, et vastes estuaires formant des baies immenses (Chesapeake, Delaware) débouchés de fleuves et rivières aux méandres serpentins, comme l’Hudson, la Susquehannah, la Shenandoah ou le Potomac, où les ports se sont installés à l’abri.

Au centre, la chaîne montagneuse des Appalaches qui, culminant à plus de 1917 mètres au Mont Washington en Nouvelle Angleterre, s’étire du nord au sud sur près de 2000 km. Sa plus grande largeur occupe la quasi-totalité de la Pennsylvanie que l’on traverse d’est en ouest en jouant aux montagnes russes. Longtemps limite occidentale du Nouveau Monde, elle est sillonnée de nombreuses rivières qui vont alimenter le bassin du Mississippi plus à l’est comme l’Ohio, grande voie de pénétration historique et grand axe industriel.

Au nord, la ceinture des Grands Lacs (Supérieur, Huron, Michigan, Erié et Ontario, ces deux derniers reliés par le trait d’union des chutes du Niagara) et leurs annexes, forment la plus grande étendue d’eau douce du monde en même temps que la frontière canadienne poursuivie par le St Laurent.

Ces grands espaces naturels, semés de bourgs et villages à l’atmosphère campagnarde partout en Nouvelle Angleterre, dans les vallons des Alleghenies, au bord des lacs des Adirondacks, n’empêchent pas la plus forte densité de population du pays et une concentration de très grandes villes, unique aux Etats-Unis. Ceci s’explique pour des raisons historiques et géographiques. Le nord-est est donc double et c’est ce qui fait le charme d’un voyage où l’on peut facilement alterner des atmosphères urbaines exacerbées et une ambiance "country" on ne peut plus authentique.

FAUNE

Cerfs, chevreuils et daims occupent une bonne partie du territoire du nord-est. On peut tomber nez à nez avec un élan dont la placidité n’est peut-être qu’apparente dans les forêts du Maine où se déplace aussi l’ours noir. La traite des fourrures n’est pas venue à bout du castor qui continue à faire de la concurrence aux bûcherons. Quantités d’autres rongeurs habitent la forêt et les bords d’étangs comme le raton-laveur ou le porc-épic voire le sconse (mouffette) dont l’aspect gracieux est immédiatement contrebalancé par son système d’auto-défense à l’odeur redoutable. Vous croiserez sûrement des écureuils en pagaille lors de votre jogging à Central Park ! Phoques et baleines cohabitent sur la côte survolée par quantités d’oiseaux marins tandis que les oiseaux migrateurs, au premier rang desquels la bernache du Canada, encombrent les couloirs aériens.

FLORE

C’est d’abord la forêt qui caractérise la flore du nord-est. L’été indien dont il est question par ailleurs la met particulièrement en valeur. On récolte le sucre des érablières exactement comme au Canada pour fabriquer le sirop d’érable. Au printemps, les fleurs sauvages tapissent les clairières et les flancs de montagne, orchidées, arums, rhododendrons et lys qui embaument l’atmosphère.

ENVIRONNEMENT

Théodore Roosevelt, grand chasseur devant l’éternel, a été l’un des premiers présidents (et grands dirigeants du monde) à se préoccuper concrètement de ce que l’on n’appelait pas encore la défense de l’environnement.

L’hyper industrialisation des années 1850-1970 a endommagé pour longtemps des régions entières et ravagé des rivières. L’accident de la centrale de Three Mile Island en 1979 a marqué un tournant pour l’industrie nucléaire, tout comme les chocs pétroliers ont fait, certes beaucoup trop lentement, évoluer la construction automobile vers des modèles beaucoup moins gourmands en carburant (poussée par la concurrence japonaise…).

Même si les Etats-Unis restent le pays développé le plus pollueur de la planète, il existe un fort courant environnementaliste et un sentiment vert très sensible autant au niveau individuel qu’à certains niveaux politiques, le plus souvent à l’échelle locale ou municipale. De nombreuses villes développent des systèmes de transport en commun comme Minneapolis en pointe avec son tramway léger. Le recyclage devient systématique de même que le traitement des eaux. L’augmentation du carburant n’est bien sûr pas étrangère à une utilisation plus rationnelle de la voiture, le co-voiturage devenant le réflexe de bon nombre de banlieusards tandis que le télé-travail a le vent en poupe. Les habitants de Detroit sont en train de faire de ses terrains vagues, friches et plates-bandes autant d’espaces à jardiner (et donc à consommer) "bio", avec en tête le souci d’un commerce de proximité durable. Après la frénésie de construction des années 1970, toutes les villes industrielles ont su aussi, à des degrés divers, sauvegarder leur patrimoine architectural, convertissant leurs usines ou entrepôts en centres commerciaux, musées, galeries d’art etc. redonnant vie à des quartiers devenus souvent des ghettos.

Le paradoxe est de voir les nouveaux bobos les investir faisant ainsi monter les prix au détriment des anciens habitants. L’histoire de Harlem, ancien quartier huppé à la fin du XIXe siècle devenu ghetto et relancé par l’installation des bureaux de Bill Clinton est à ce titre révélateur des cycles urbains américains qui impactent d’autant leur environnement.

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