Géographie et environnement

07/06/2017

géographie

Le Népal est un petit pays de 800 km de longueur sur 200 km de largeur, coincé entre deux géants, l’Inde et la Chine. Il s’échelonne des basses plaines du Teraï, entre 60 et 300 m au-dessus du niveau de la mer, jusqu’à des pics vertigineux à 8 850 m d’altitude. On y dénombre plus de 100 sommets dépassant les 7 000 m, dont huit atteignent des records en culminant à plus de 8 000 m : l’Everest, le Kangchenjunga, le Lhotse, le Makalu, le Cho Oyu, le Dhaulagiri, le Manaslu et l’Annapurna.

faune et flore

De par l’incroyable pluralité de ses paysages et de son climat, le Népal abrite une biodiversité exceptionnelle. Six zones de végétation ont ainsi été définies en fonction de l’étagement du pays : tropicale (jusqu’à 300 m), subtropicale (jusqu’à 2000 m), tempérée basse (entre 1 700 et 2 000 m), tempérée haute (entre 2 400 et 4 000 m), subalpine (jusqu’à 5 500 m) et enfin arctique. Plus de 6 500 essences et fleurs sauvages ont été répertoriées. La plus emblématique est sans doute le rhododendron qui s’épanouit au printemps.

Le tigre du Bengale, le léopard tacheté, le rhinocéros unicorne et l’éléphant d’Asie sont les grands ambassadeurs des basses terres du Teraï. Tandis que le yack est le parfait symbole de la faune de l’Himalaya. Mais l’animal qui vit le plus haut sur le toit du monde a de quoi surprendre : il s’agit d’une petite araignée sauteuse qu’on trouve jusqu’à 6 700 m d’altitude ! Autre record pour le dauphin du Gange, celui de l’animal le plus rare. Du côté des oiseaux, on recense plus de 850 espèces, dont près de la moitié dans la vallée de Katmandou. Le lophophore resplendissant, qui porte son nom à merveille, est le symbole national du Népal.

Malheureusement, de nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères sont aujourd’hui menacées par le braconnage et la chasse.

environnement

La pollution atmosphérique est une préoccupation majeure au Népal. En 2014, le pays était classé deuxième plus pollué du monde par l’Environmental Performance Index de l’université de Yale. Katmandou est particulièrement touchée en raison de l’augmentation du trafic routier. Pour enrayer le problème, les rues de la capitale sont régulièrement fermées à la circulation automobile. L’un des rares moments où les musiciens ambulants l’emportent sur la symphonie des klaxons.

Le développement du tourisme en montagne comporte également son lot de défis. Les sommets sont ainsi peu à peu gagnés par les déchets laissés par les trekkeurs. Les professionnels du secteur manquent encore de vigilance dans ce domaine.

Enfin, le déboisement des pentes montagneuses par les populations locales pour se fournir en bois de construction et combustible entraîne des problèmes d’érosion des sols qui accentuent dangereusement les effets de la mousson. Éboulis et glissements de terrain défigurent peu à peu le paysage.

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