La bande de Caprivi

06/08/2013

Justement nommée, la bande de Caprivi est un couloir étroit long de 450 km et large de 35 à 100, s’insérant entre la Namibie, l’Angola, le Botswana, la Zambie et le Zimbabwe ! Sa curieuse géographie en dit assez sur les circonstances de sa naissance, fruit de négociations âpres entre les colons allemands et britanniques.

Débutant sur les rives du fleuve Okavango, dont le delta splendide appartient au Botswana, la bande de Caprivi rencontre ensuite le Zambèze et enfin à l’extrême ouest le fleuve Chobe. Baignée de toutes ces eaux, conditionnée par un climat tropical, la terre prospère ici plus qu’ailleurs. Aux abords des fleuves, des plaines alluviales constituent les pâturages privilégiés des antilopes semi-aquatiques, des cobes de Lechwe rouges ou des sitatungas.

Les grands mammifères se comptent en revanche sur les doigts d’une main, le braconnage ayant réduit considérablement les effectifs. Plus loin, les maigres reliefs sont couverts de forêts de mopanes, de terminalia à larges feuilles, de teck de Rhodésie et d’acacias. Ces espaces de verdure sont interrompus par des shona, une succession de dunes de sable fossilisé, souvenir d’un climat autrefois plus aride.

Aux confins de plusieurs pays, dessinée arbitrairement et très récemment, la bande de Caprivi est pourtant devenue le lieu de vie d’un nombre important d’ethnies. Dans des villages demeurés traditionnels les peuples mafwe, subia, bayei et mbukushu pratiquent l’agriculture et la pêche d’eau douce. Depuis Katima Mulilo, la capitale de la région, on gagne Livingstone, les chutes Victoria et le Chobe National Park du Botswana.

Un effort national particulier a été fait pour protéger la faune avec la création des réserves naturelles de Mudumu et de Bwabwata, ainsi que du parc national de Mamili. La réserve de Mahango, située à l'intérieur de celle de Bwabwata, vaut le détour notamment pour ses troupeaux d’éléphants. Dans le parc national de Mudumu, le village de Lizauli a été créé pour sensibiliser le public aux modes de vie traditionnels de la région (culture, alimentation, chasse, pêche, gestion des villages, soins, artisanat). Quant au parc national de Mamili, il protège 320 km2 de savane marécageuse où vivent quelque 430 espèces d’oiseaux, soit 70 % de la richesse en avifaune de la Namibie. On peut aussi y observer facilement des espèces semi-aquatiques comme les hippopotames, les crocodiles, les pukus, les cobes de Lechwe, les guibs d’eau et les loutres.  Sur les îles Nkasa et Lupala flottant aux dessus de la végétation, le point de vue est imprenable sur les marais et ses animaux, surtout de juin à août.

Le plus Comptoir des Voyages

S’offrir un safari en mokoro dans le parc national de Mudumu.

Nous on adore

Croiser les troupeaux d’éléphants et photographier le bâillement des hippos.

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