Peuples et institutions

28/08/2014

politique

Le Mexique est une république fédérale englobant 31 États et le District fédéral de Mexico. Le président de la République qui est aussi le chef du gouvernement et le chef des armées, est élu au suffrage universel pour un mandat de 6 ans. Il ne peut être réélu. Le Congrès se compose de 2 assemblées : la Chambre des députés et le Sénat. Députés et sénateurs sont élus au suffrage universel, les premiers pour 3 ans, les seconds pour 6 ans. Ils ne peuvent assurer deux mandats successifs mais pourront se représenter après une interruption de mandat.

économie

Très dépendante de celle des États-Unis, l’économie mexicaine subit depuis 2008 les effets de la crise des “sub-primes”. On dit d’ailleurs que quand les États-Unis éternuent, le Mexique attrape une pneumonie !

Son entrée dans l’ALENA (marché commun tripartite Mexique-USA-Canada) a favorisé la modernisation de ses structures économiques mais également une plus grande dépendance envers le secteur des exportations. Il est aujourd’hui le 8e exportateur mondial.

L’essentiel des ressources d’exportations proviennent du pétrole dont l’exploitation est le monopole d’une société mixte, la Pemex. Cette dernière fournit 45 % des recettes de l’État. Le Mexique est le 5e producteur mondial de pétrole brut et le 13e pour le gaz.

L’industrie minière domine depuis la colonisation l’économie mexicaine (1er producteur mondial d’argent et le 2e de soufre). La sidérurgie, le traitement des métaux non ferreux et la chimie lourde occupent toujours une place importante en dépit de l’absence d’investissements pour la modernisation des infrastructures.

L’agriculture est sans doute le secteur le plus menacé. Si elle emploie 18 % de la population active, la modernisation des grandes exploitations, la pénétration des produits nord-américains et l’absence de soutien gouvernemental entraîne une désaffection des campagnes. 40 % de la population rurale a aujourd’hui émigré dans les villes ou à la frontière avec les États-Unis pour travailler dans les maquilladoras. Ces entreprises de sous-traitance créées avec des fonds américains fabriquent toutes sortes de produits destinés à l’exportation. Les conditions de travail y sont la plupart du temps extrêmement difficiles.

Le tourisme essentiellement américain représente une part importante des revenus. Le Mexique se plaçant au 7e rang mondial pour le nombre de touristes accueillis, un peu plus de 20 millions/an. Les inégalités sociales frappantes perdurent, voire s’accentuent, le gouvernement mexicain optant pour le maintien des bas salaires. Il est aujourd’hui l'un des pays du monde où le différentiel entre les hauts et les bas salaires est le plus important.

peuples

La population du Mexique, par sa diversité et son métissage, peut difficilement être catégorisée. Le Conseil national de la population utilise le filtre linguistique pour déterminer les grandes familles de peuplement. 7,5 % des Mexicains parlent indien, ce qui représenterait 10 millions de personnes. Dans ce groupe, 56 ethnies ne parlent aucune autre langue, ignorant même l’espagnol. 60 % des Mexicains sont considérés comme métis, descendants des Espagnols et des Indigènes. Une autre part, non évaluée, serait constituée de descendants d’Africains déplacés par les colons pour l’entretien des terres et des haciendas.

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