Géographie et environnement

27/08/2014

géographie

Appartenant à l’Amérique du Nord, le Mexique partage avec les États-Unis certaines familiarités géographiques notamment dans le Nord. Ce gigantesque Altiplano (entre 1 000 et 3 000 m d’altitude), est borné à l’est par la Sierra Madre orientale et à l’ouest par la Sierra Madre occidentale. Au cœur de ce vaste territoire (la moitié de la superficie du pays), déserts et maquis, forêts d’épineux et forêts tropicales se succèdent. Les versants des Sierra surplombent l’océan Atlantique et le Pacifique ménageant d’étroites bandes côtières. Les vastes zones humides du littoral sont mises à mal par l’exploitation pétrolifères et le tourisme et diminuent comme peau de chagrin. La Sierra Madre méridionale se situe à la jonction de ces deux immenses barrières rocheuses. Cette chaîne chaotique est issue du mouvement des plaques nord-américaine et pacifique. L’activité volcanique de cette région menace jusqu’aux populations urbaines de Mexico et du centre. Le volcan Popcatépetl se réveille régulièrement. Le sud-est s’étire dans le prolongement de l'isthme de Tehuantepec, dont la largeur n’excède pas 225 km.

flore

La richesse de la flore et de la faune du Mexique est exceptionnelle, conséquence d’une géographie capricieuse. 50 % du territoire se trouve en zone aride et 30 % en zone semi-aride. Le Sonora, le Chihuahua et la Basse Californie sont couverts d’un maquis dense. 300 espèces de cactus se sont parfaitement adaptées au climat aride.

En altitude, les forêts tempérées dominent, relayées par la jungle sur les versants méridionaux. Le sud-est, humide et chaud, est le territoire des prairies, vergers et caféiers tandis que l’ouest est le domaine de la canne à sucre. La péninsule du Yucatán est couverte de forêt sèche, extrêmement dense, bordée sur le littoral du golfe du Mexique, de vastes mangroves.

faune

Dans les régions sèches se regroupe une faune typique des milieux semi-désertiques composée de coyotes, vautours, reptiles et en altitude du mouflon bighorn mexicain. Les grands prédateurs du continent nord-américain (pumas, ocelots, pécaris, ours, loups, etc.) se partagent les montagnes couvertes de forêts tempérées. Dans les forêts tropicales, le biotope le plus riche, jaguar, perroquets ou quetzals figurent en bonne place ainsi qu’une variété extraordinaire d’insectes et d’oiseaux. Les 11 000 km de côtes, mangroves et lagunes abritent les échassiers, les hérons, les flamants roses, les lamantins… La plus grande barrière de corail du monde dans le Pacifique est une réserve inépuisable d’espèces de poissons colorés, tortues marines, champs d’éponges et de gorgones. Cétacés, dauphins, requins se réservent les eaux du large.

environnement

La pollution dont souffre Mexico est légendaire. En dépit des efforts du gouvernement (réduction du nombre de véhicules privés autorisés, lancement d’un tramway, remplacement par des véhicules moins polluants des taxis VW-Coccinelle, mise à disposition de vélibs (les Ecobici), tri des déchets, etc.), la capitale est confrontée à un défi insurmontable. Qualité de l’air, approvisionnement des villes en eau potable, traitement des déchets, consommation d’énergie constituent les principaux axes sur lesquels le pays doit faire de gros efforts et pas seulement dans les zones urbaines…

Les campagnes souffrent également des activités industrielles au premier rang desquels l’industrie pétrolière responsable de la plus grande marée noire de l’histoire. La déforestation – exploitation forestière et élevage – ne cesse de paupériser les sols et de pousser à l’exil les populations. Dans la zone de Lacandona, par exemple, la forêt qui couvrait il y a 2 siècles 2 millions d’hectares, a déjà été réduite d’un quart.

De nombreux exemples viennent confirmer qu’en dépit d’une protection nationale, les zones préservées ou les plus fragiles subissent une forte pression (déforestation, braconnage, pollutions). Le tourisme balnéaire a bétonné de nombreuses côtes dont la Riviera Maya, l’une des plus grandes réserves de zones humides du pays. 170 000 km² sont pourtant considérés comme des zones naturelles protégées ! Elles regroupent 34 réserves de biosphère, 64 parcs nationaux, 4 monuments naturels, 17 sanctuaires, 30 aires de protections de la flore et de la faune.

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