20/06/2017

Meknès demeure dans l’ombre de Fès, sa rivale jusqu’au XVIIe siècle, date où la dynastie alaouite en la personne de Moulay Ismaïl en fait sa capitale impériale. La ville n’est pas alors dépourvue d’atouts : implantée au cœur de la plaine généreuse du Rarb, profitant de la fraîcheur du Moyen Atlas tout proche, elle prospère dès sa fondation au Xe siècle, bien que modeste et populaire.

La médina le dit encore aujourd’hui dans la configuration de son plan inextricable et l’aspect rural de ses habitations. Protégée par des murailles aux portes élégantes, moins fastueuses toutefois que celles de Fès, la ville alaouite a pour monuments : une grande mosquée (XIVe s.) et sa médersa (Bou Inania). Au sud s’étend la kasbah de Moulay Ismaïl (son mausolée en marque l’entrée).

S’y regroupent un complexe palatial (Dar el-Kedira), la mosquée Lalla Aouda, un pavillon impérial qui fut l’ancienne prison des chrétiens et la Maison de l’eau, réserve gigantesque destinée à l’approvisionnement de la ville. Les haras achèvent de donner à cette cité royale un air majestueux et raffiné. Le musée des arts marocains accueille dans une maison du XIXe siècle une importante collection ethnographique.

Bien avant les fastes impériaux, la région a accueilli les premiers rois mauritaniens sur le site de Volubilis, dès le IIIe siècle av. J.-C. La cité devint l’un des pôles de la province Tingitane après son annexion en 45 apr. J.-C. par l’empereur romain Claude Les vestiges romains (Ie et IIe siècles) traduisent cette expansion qui fut de courte durée : forum, arc de triomphe, capitole, maison palatiale et mosaïques domestiques (Diane et les nymphes au bain). Tout autour, la plaine fertile du Rarb déploie ses longs rubans de cultures céréalières.

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