Géographie et environnement

22/05/2017

GÉOGRAPHIE

Le massif de l’Atlas culmine à plus de 4 000 m et traverse le Maroc du nord au sud. Il forme une longue échine montagneuse face à l’océan Atlantique et façonne un paysage conditionné par l’altitude.

Au nord, le massif du Rif, longe les côtes méditerranéennes. Puis s’enchevêtrent les massifs du Moyen et du Haut Atlas. Ils forment un continuum de vallées intriquées les unes aux autres, répartissant au nord les plaines alluviales cultivées et au sud les steppes et l’amorce du Sahara.

Sur les flancs atlantiques, baignés par les précipitations que retiennent les reliefs, se regroupe l’essentiel des activités agricoles. Cette géographie explique que les villes impériales (Fès, Meknès et Marrakech) soient concentrées au débouché des vallées.

Les contreforts de l’Atlas viennent se perdre dans les premières incursions sahariennes, le Sud portant déjà les marques du désert.

FAUNE

La variété considérable des écosystèmes et la position du pays sur la route des oiseaux migrateurs impliquent une répartition assez nette des espèces. Dans les territoires d’altitude se regroupent les grands oiseaux (aigle royal, gypaète barbu, singes magots, bouquetins), les hauts plateaux du sud-est constituent le domaine des espèces présahariennes (outardes, chacal, gazelles dorca).

FLORE

La flore marocaine compte plus de 4 000 espèces résistantes à des conditions climatiques extrêmes. On distingue le plus souvent les forêts et steppes d’altitudes bénéficiant de précipitations suffisantes (Rif, Moyen et Haut Atlas). Cèdre de l’Atlas, sapin du Maroc, chênes verts y sont très présents ainsi que les végétations basses d’épineux (acacias). Au nord du massif de l’Atlas, en moyenne altitude, les forêts de chêne vert et liège, l’olivier, le thuya, les pins dominent.

Les essences importées se sont parfaitement acclimatées : forêts d’eucalyptus le long du littoral, palmiers, figuiers de Barbarie.

ENVIRONNEMENT

Si les enjeux écologiques sont nombreux, le Maroc doit faire face en premier lieu à l’avancée constante du Sahara. À la désertification naturelle qui grignote près de 700 km2 de terres chaque année, s’ajoute une modification sensible du climat.

L’activité humaine accentue encore le phénomène : activité pastorale, gestion des terres aléatoires, emprises toujours plus importantes sur des espaces fragiles (montagne et littoral) pour des activités industrielles ou touristiques. Un plan national de lutte contre la désertification (2001) a certes permis de stabiliser la situation autour des agglomérations, mais ne peut résoudre la raréfaction de la ressource en eau. Chaque habitant devrait perdre, si rien n’est fait, près de la moitié de sa part disponible d’ici 2020, le tiers des surfaces cultivables devenant inexploitables !

En 2012, une loi-cadre entérinait la Charte nationale de l’environnement et du développement durable. L’accent est porté sur le développement des énergies renouvelables, la gestion des déchets et des eaux potables, la conservation des forêts, la pollution de l’air et du littoral. 

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.