4 conseils pour se fondre dans le décor

30/05/2017
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DÉVELOPPER L’ART DU MARCHANDAGE

Acheter un produit n’est pas qu’une transaction financière, c’est un acte hautement social qui se déroule comme une petite pièce de théâtre. Il y a donc des règles immuables à observer. Le client repère un objet, mais s’intéresse à un autre. Il peut papillonner un peu entre plusieurs produits. Le marchand donne des prix. Le client prend un air étonné : ghali ! c’est cher, trop cher. Une fois sur l’objet convoité, le client peut commencer le vrai marchandage. Il descend le prix de moitié, le marchand prend un air offensé, remonte le prix et ainsi de suite… Mais attention, lorsqu’un marchandage est sérieusement engagé, on ne peut s’en aller sans acheter, sachez-le !

2

APPLIQUER LE B.A.BA DU SAVOIR-VIVRE

Dans la rue, on évite les tenues vestimentaires dénudées ou provocantes. Les dames ne porteront pas de vêtements moulants ni suggestifs, pas de shorts courts ni de débardeurs échancrés. Pour les hommes, évitez le bermuda ne serait-ce que pour ne pas trop passer pour un touriste. Sachez qu’un thé à la menthe ne se refuse pas, c’est un geste d’hospitalité. Trois sujets sont à éviter impérativement au cours des discussions : l'organisation politique et sociale du pays, la religion et la monarchie. L’accès à la plupart des mosquées et aux lieux saints est interdit aux non-musulmans. Lors du Ramadan, abstenez-vous de boire, manger ou fumer dans les espaces publics.

3

SAVOIR OÙ L’ON HABITE

La médina est la ville marocaine traditionnelle. Elle est le plus souvent ceinturée d’une muraille et se compose d’un lacis de ruelles. Elle peut être surmontée d’une kasbah, une citadelle fortifiée. En berbère on les appelle tighremt. Le ksar (pluriel : ksour) est un village fortifié construit le plus souvent en pisé. Dans le désert, on dort sous la khaïma, une tente, alors qu’en ville on habite un dar (pluriel : douar) la maison traditionnelle marocaine. Avec des façades quasiment aveugles sur l’extérieur pour se protéger du bruit, de la chaleur et des indiscrétions, toutes ses pièces sont ouvertes sur une cour. Quand cette dernière est plantée, on appelle alors la maison un riad.

4

MANGER UN COUSCOUS

N’en déplaise aux gourmands, le « couscous royal » mêlant poulet, boulettes de boeuf et merguez n’existe pas au Maroc. Il est une pure invention/adaptation des restaurateurs marocains, algériens ou tunisiens installés en France. Il n’y a d’ailleurs bien qu’en France qu’on mélange plusieurs viandes dans un même couscous. Au Maroc, quand on le qualifie de royal, le couscous est servi avec 7 légumes, parmi lesquels on retrouvera, non sans surprise, du potiron et du choux. Inutile non plus de chercher la sauce harissa qui est tunisienne. Ici, vous dégusterez votre couscous avec une sauce tfaya à base de raisons secs et d’oignons caramélisés… Et ça, c’est réellement royal !

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