Ponta de São Lourenço & Caniçal

06/12/2017

Oubliez les jardins luxuriants et les fleurs odorantes, Madère se termine à l’Est par une presqu’île volcanique désertique, battue par les vents et ponctuée d’éoliennes. Avec ses formations rocheuses spectaculaires aux dégradés d’orange et de rouge, qui tranchent avec le bleu de l’océan, Ponta de São Lourenço est propice à de magnifiques randonnées. Un chemin, bien balisé, traverse la péninsule jusqu’à la Cais do Sardinha, une petite plage, où l’on peut se baigner par temps calme, ce qui est assez rare. En chemin, les paysages de roches colorées, avec l’Atlantique déchaîné en toile de fond, sont à couper le souffle. Le sentier passe au bord des falaises qui plongent à pic dans la mer, sans garde-fous. Soyez attentifs à votre sécurité et munissez-vous de jumelles pour observer les nombreux oiseaux marins qui nidifient sur la presqu’île. Avec de la chance, vous apercevrez des phoques moines, endémiques, qui ont élu domicile sur les Ilhas Desertas, au large de la pointe.

Après, ou avant, avoir randonné sur la Ponta de São Lourenço, faites une halte à Caniçal, dernière bourgade de la côte orientale de Madère. Sans charme particulier, le village fut jusqu’aux années 80 le centre de l’industrie de la baleine à Madère. John Huston y a tourné plusieurs scènes de son célèbre Moby Dick en 1956. Depuis, la pêche aux cétacés a été interdite et Caniçal est retombé dans une douce torpeur. Bâtiment contemporain posé au bord de la baie, le Museu da Baleia mérite la visite. Bien fait, il propose des documentaires, des photographies, des objets divers, des maquettes de mammifères et de bateaux... 

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