7 conseils pour se fondre dans le décor

30/01/2016
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Respecter les ancêtres

La Grande Île est aussi surnommée l'île des Ancêtres tant l'importance des morts prime sur celle des vivants. La croyance qui veut que "le corps meurt mais jamais l'âme" est très répandue. Les défunts sont toujours présents et les Malgaches honorent, encore aujourd'hui, les traditions venues d'Indonésie et d'Afrique en vouant un culte à leurs morts. Ils n'osent rien entreprendre sans avoir obtenu l'accord des anciens et sans demander la bénédiction des ancêtres. Un culte qui explique pourquoi les tombeaux sont souvent plus beaux que les maisons des vivants, souvent décorés de scènes de la vie ou tout simplement de ce que le disparu aurait voulu être. Certaines ethnies comme les Betsileo et les Merina vont jusqu’à déterrer périodiquement leurs morts pour changer leurs linceuls de soie et leurs nattes, de peur qu’ils n’aient froid…

2

Manger 5 fruits et légumes frais par jour

Vous ne trouverez pas meilleur endroit pour respecter cette recommandation à la lettre. Reste à connaître la bonne saison : le kumquat et l’ananas se dégustent d’octobre à mars, la mangue et le litchi de novembre à janvier, la goyave et les fruits de la passion de janvier à avril, le corossol et le kaki de janvier à juin… Et même si ce n’est ni un fruit ni un légume mais une orchidée, goûtez à la vanille. Madagascar en est le premier exportateur mondial.

3

Jamais sans mon bol de riz

Les Malgaches sont les premiers consommateurs de riz au monde. C'est la base de leur alimentation, ils en mangent à chaque repas : matin, midi et soir. Vous serez étonné de voir les échoppes vendant plus d'une douzaine de variétés de riz différentes dont le riz rouge.

4

Être au bon endroit au bon moment  

La grande majorité de la faune malgache ne se trouve nulle par ailleurs qu’ici. Un véritable paradis pour zoologue. Encore faut-il savoir où et quand observer les différentes stars de l’île. Sachez que les lémuriens sont soit diurnes, soit nocturnes, et qu’ils s’observent relativement facilement dans la plupart des parcs nationaux. Vous verrez aussi aisément toutes sortes de caméléons et de grenouilles, des tas d’insectes plus ou moins gros et des papillons. Plus rare, le fossa, plus grand carnivore de l’île, ne s’observe plus que dans la forêt de Kirindy, en novembre et décembre. Côté océan, les baleines à bosse viennent frayer dans le chenal de l’île Sainte-Marie entre juillet et septembre.

5

Adopter la mora-mora attitude

"Doucement le matin, pas trop vite l’après-midi." Voici, bien résumé, le savoir-vivre à la malgache. En toute occasion, prenez votre temps et ne manifestez jamais outre mesure votre impatience : la précipitation n’arrange rien au pays des paisibles orchidées ! Ici c’est mora-mora, à traduire par "pas la peine de s’exciter, ça va prendre le temps qu’il faudra, faut pas s’presser."

6

Réviser ses fady

Pour résumer, un fady c’est tout ce qui est tabou ou sacré. Ce qu’on ne peut faire, ce qu’on ne peut dire, ce qu’on ne peut manger... On ne plaisante pas avec ces codes rigoureux qui règlent la vie sociale, tant matérielle que spirituelle, de chaque village, communauté ou même famille. La meilleure chose à faire est de se renseigner auprès de votre guide sur ce qui est fady pour ne pas commettre d'impair. Des exemples ? Dans les tsingy, il ne faut pas montrer du doigt. À Ankarana l’accès aux grottes est interdit aux personnes dont les ascendants ou les parents ont eu "des démêlées dans l'histoire avec la communauté traditionnelle Antankarana".

7

Ne pas prendre un bestileo pour un sakalava

Officiellement, 18 ethnies composent la mosaïque malgache, chacune ayant ses spécificités culturelles et linguistiques. Les principales communautés, installées dans le centre de la Grande Île, sont les Merina, des commerçants qui représentent le quart de la population et leurs cousins les Betsileo, excellents riziculteurs et sculpteurs de bois. Les régions côtières sont habitées par des populations métissées de Malais, d'Indonésiens, d’Africains et d'Arabes. Parmi ces groupes, citons les Betsimisaraka sur la côte est et les Sakalava sur la côte ouest, sans oublier les Vezo, des pêcheurs venus d’Afrique de l’Est. Tout ce petit monde cohabite en relative bonne intelligence. 

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