Kaunas

14/06/2017

Treize fois au cours de la Seconde Guerre mondiale, Kaunas a du renaître de ces cendres. Celle, dont la légende dit qu'elle serait l'œuvre de la gardienne de la flamme éternelle, brille aujourd'hui grâce à la vitalité de sa population étudiante et de son dynamisme industriel. Dans la ville ancienne grande comme un mouchoir de poche, s'élèvent encore les maisons de marchands allemands du XVe et XVIe siècles et quelques sanctuaires de briques rouges et terres cuites. La ville moderne est irriguée par la longue avenue de la Liberté dévolue aux déambulations piétonnes. Au-delà, les universités et le quartier résidentiel sont rythmés par de vastes espaces verts, lumineux et tranquilles.

Son passé détruit, reste au patrimoine de Kaunas les objets, la culture traditionnelle, la littérature, l'art. Ces vestiges sont répartis dans de très nombreux musées, de taille modeste, mais à l'intention sincère. Marquée par son implication dans les pogroms et sa résistance au joug soviétique, Kaunas, terre natale du philosophe Emmanuel Levinas, pourrait reprendre à son compte, l'un de ses écrits : « De temps en temps, d’étranges crépuscules interrompent l’histoire éclairée, la lumière se scinde en d'innombrables petites flammes vacillantes et ambiguës. »

Postée sur le Niémen, la deuxième ville de Lituanie possède le plus grand port marchand des pays baltes et produit 1/5e du PIB national. Sa position privilégiée entre deux corridors internationaux de transports routier et ferroviaire et ses industries leader (textiles, agroalimentaires, électroniques, chimiques, pharmaceutiques) n'en font pas une ville touristique mais bien une capitale active.

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