Côte lituanienne

13/06/2017

La mer Baltique fut un lac, jusqu'au recul des glaciers qui ouvrit un canal vers l'océan mondial. Il en résulte des eaux peu salées, d'où émergent encore au nord des îles appelées « champs d'écueils ». Cet écosystème aux ressources limitées a été ce siècle dernier mis en danger par les pollutions et les trafics maritimes. Pourtant, les 100 km de côtes lituaniennes sont bordés de plages de sable blanc aux eaux turquoise. Du nord au sud, les paysages ne varient guère mais seront plus ou moins urbanisés. Au nord, les dunes de Palanga attirent l'Europe entière dans une station née au XIXe siècle. Parmi ses trésors patrimoniaux outre le littoral, le Musée de l'ambre et un jardin botanique.

Plus au sud, le port de Klaipėda transporte indifféremment passagers transbaltiques et marchandises. Cette activité ancestrale est à l'origine de l'essor de l'ancienne capitale de la Prusse-Orientale dont le patrimoine a été presqu'entièrement détruit par l'Allemagne nazie. Les lambeaux du passé sont donc aussi rares qu'émouvants. La reconstitution du château de Trakai, château teutonique du XIIIe siècle en dit assez sur la nécessité de renouer avec son histoire. De nombreuses sculptures éparpillées en ville ou regroupées dans le parc Martynas-Mažvydas font la part belle aux héros nationaux.

Tout à fait au sud, l'isthme de Courlande clôture la lagune de Curonian à la frontière avec la Russie. Les hautes dunes qui font sa popularité résultent d'une surexploitation des bois et des terres au XIXe siècle. Pour éviter une catastrophe environnementale et humaine, depuis 1825, les habitants se sont relayés pour reboiser l'isthme et le maintenir. Il est aujourd'hui protégé par deux parcs, l'un lituanien et l'autre russe et par son inscription au patrimoine de l'Unesco.

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