3 conseils pour se fondre dans le décor

31/12/2016
1

envisager le pirts

De l'extérieur, il s'agit de petites cabanes en rondins chauffées par des poêles à bois évoquant le sauna finlandais ou le bania russe. Mais ne vous y trompez pas, le pirts, comme on l’appelle en Lettonie, obéit à tout un rituel qui en fait quelque chose d’unique. Pendant païen de l’église, il a toujours été le lieu où célébrer les événements les plus importants de la vie. Il existe d’ailleurs plus de 300 chansons populaires folkloriques, les daïnas, sur le thème des pirts. Une séance de pirts est encadrée par un maître de sauna, qui s’assure de la température des lieux et régule le taux d’humidité ambiante. C’est lui également qui, à l’aide d'un fagot de branches et de fleurs sauvages, fouette légèrement les participants, pendant une quinzaine de minutes. Après cela, vient le temps de l’immersion – dans la neige pour les plus courageux, dans une piscine pour les autres – et celui de la réhydratation. La perte d’eau par transpiration pouvant atteindre un litre par heure, il est impératif de boire beaucoup. Si vous êtes tenté, prévoyez une serviette pour ne pas vous brûler et un chapeau pour protéger votre tête de la chaleur. En revanche, inutile de vous encombrer d’un maillot de bain, car le pirts se pratique entièrement nu.

2

se mettre au vert

Balades bucoliques, cueillette, pêche blanche… Dès que possible, les Lettons se mettent au vert. Leur attachement à la nature ne transparaît pas seulement dans leurs loisirs. Chacun se mobilise pour la préserver, comme le montre par exemple le grand nettoyage de la forêt organisé chaque année en avril, auquel participent quelque 200 000 Lettons. Cet attachement est réciproque. La forêt lettonne est effet extrêmement prodigue. Fraises, myrtilles, framboises, ronces-framboises tapissent les sous-bois de la fin juin à la fin septembre… pour le plus grand bonheur des cueilleurs amateurs ou professionnels. À partir de septembre, les champignons font une percée remarquée… et attendue impatiemment. Aller aux champignons fait partie des rites les mieux conservés en Lettonie, comme en témoigne l’existence en letton du verbe senot, « aller aux champignons » Si vous êtes amateur, renseignez-vous en amont, car bon nombre de ces champignons sont des espèces rares et protégées. Néanmoins, le ramassage de champignons est autorisé dans les forêts d'État. Enfilez des vêtements couvrants pour vous protéger des tiques et lancez-vous. Mais ne vous attendez pas à ce que l’on vous indique les « coins à champignons ». Il vous faudra ruser ou chercher par vos propres moyens…

3

fêter Noël

En Lettonie, la fête chrétienne de Noël coïncide avec la célébration païenne de Ziemas saulgrieži (le solstice d'hiver). Rite religieux et traditions anciennes sont étroitement liés, comme en témoigne l’usage des puzuri pour la décoration des foyers. Ces compositions géométriques en paille sont réputées éloigner les mauvais esprits de la maison. Le repas de Noël était composé de neuf plats, une abondance censée attirer chance et prospérité. Aujourd’hui, il est plus frugal mais comporte toujours un plat à base de pois, qu’il est impératif de terminer. Parmi les villes qui se targuent d’avoir édifié le premier arbre de Noël, figure Riga, la capitale lettone. En 1510, la guilde des Têtes Noires fut chargée de couper l’arbre qui serait brûlé pour le solstice d’hiver. Le sapin que ramena la guilde était si grand qu’il fallut l’entreposer. Des enfants le découvrirent et commencèrent à le décorer avec ce qui leur tombait sous la main. Lorsque les membres de la confrérie virent le sapin décoré, ils n’eurent pas le cœur de le brûler et l’installèrent sur la place centrale de Riga, devant l’Hôtel-de-Ville. Une plaque commémorative rappelle aujourd’hui cette belle histoire et la décoration du sapin est devenue une institution à laquelle chacun participe. Et vous ?

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