La plaine des Jarres

18/10/2014

Sur un vaste plateau isolé de la province de Xieng Khouang, la plaine des Jarres n’a pas encore révélé le secret de ses origines. À quoi pouvaient servir les centaines de fûts cylindriques taillés dans un grès dont on ne trouve nulle trace ici ?

Les archéologues évoquent qui une nécropole, qui des aires de stockage des denrées, de l’eau, d’autres encore des cuves à fermentation. La datation des jarres laisse supposer que l’ouvrage s’est perpétué au fil du temps, certains vestiges datant de 5 000 ans avant J.-C., les plus récents probablement de 800 après.

La plaine des Jarres se déploie sur trois sites distincts. Ils ont été débarrassés des obus américains, restes sinistres de la guerre du Vietnam. Le premier, Thong Hai Hin, réunit 250 jarres dont la plus grande de toutes, est dédiée selon une légende au roi lao Khun Jeuam. Disséminées sur une colline, les jarres du deuxième site, Hai Hin Phu Salato se présentent parfois à l’horizontale ou demeurent inachevées.

À Hai Hin Laat Khai, le dernier des sites archéologiques ouvert au public, 150 jarres couvrent l’éminence d’une colline. Depuis ce belvédère, le paysage sur la campagne environnante est remarquable.

La province de Xieng Khouang a souffert plus que d’autres des bombardements de la guerre du Vietnam. Villes rasées, mouvements de populations, querelles frontalières avec le Vietnam marquent son histoire récente. Cependant, l’aspect rigoureux de ses paysages, la myriade de petits villages hmongs et thaïs vivant de la culture de riz de montagne exercent un charme réel.

Abandonnée en 1975, l’ancienne capitale, Muang Khoun, conserve des ruines de temples, un Bouddha gracieux et un stûpa du XVIe siècle. 

Le plus Comptoir des Voyages

La visite des sites archéologiques ouverts au public de la Plaine de Jarres qui témoignent d’une civilisation millénaire.

Nous on adore

Se balader dans les alentours, dans les villages hmong et thaïs.

Retour haut