Géographie et environnement

25/09/2014

GÉOGRAPHIE

Le relief autant que les frontières enclavent le Laos au cœur de l’Asie du Sud-Est. Le Mékong le sépare à l’ouest de la Thaïlande, la cordillère Annamitique signalant la frontière du Vietnam à l’est. Au sud, le bassin du fleuve constitue aussi une frontière naturelle avec le Cambodge. Au nord, l’imbrication de plusieurs chaînes marque la limite avec la Chine.

La montagne occupe 80% du territoire entre plateaux et montagnes. Le Mékong traverse le pays dans toute sa longueur (1 800 km). Les terres cultivables se situent majoritairement sur ses abords. Son bassin envahit le Sud du Laos dans la région de Champassak.

FAUNE

Particulièrement riche en raison de l’isolement des reliefs, la faune du Laos se trouve aujourd’hui en difficulté, en raison notamment de l’exploitation intensive de la forêt. 1 200 espèces ont été répertoriées et parmi elles, des spécimens n’existant plus dans les pays limitrophes. Les espèces emblématiques telles que l’éléphant sauvage, le léopard, ou le gibbon noir régressent. Les tigres, rhinocéros de Sumatra, cerf sambar ou petit panda n’existeront bientôt plus que dans les bestiaires.

L’avifaune est variée et compte 437 espèces d’oiseaux : alouette du Siam, calao, chouette des pagodes, drongo à rames, grand arachnothère ou ibis géant…

Le Mékong abrite une faune aquatique exceptionnelle, mise à mal par les pollutions et les barrages. Le dauphin d’eau douce et le lamantin sont en voie de disparition tout comme le poisson-chat Pla Buk, le plus gros poisson d’eau douce du monde.

FLORE

L’inventaire de la flore du Laos évoque un temps révolu où les forêts primaires déployaient leurs richesses jusqu’aux portes des villes. Bois précieux (teck, palissandre, bois de rose, etc.), arbres géants de la famille des dipterocarpaceae, orchidées…

L’abondance des forêts caractérisait le Laos. Bien que la forêt couvre encore 53 % du territoire, elle a perdu en deux décennies plus du tiers de sa surface.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Laos. 
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. 
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. 
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Son isolement avait jusqu’alors préservé le Laos d’une exploitation inconsidérée de ses ressources environnementales. L’ouverture à l’économie de marché a eu pour effet presque immédiat d’entamer sensiblement ce patrimoine naturel. Les forêts tropicales abritant des essences de bois précieux (teck, palissandre, bambous géants, etc.) sont aujourd’hui victimes d’une déforestation massive. En conséquence, l’érosion des sols et l’appauvrissement de la faune se sont accélérés. Chasse des grands animaux sauvages, braconnage, cultures sur brûlis constituent des menaces plus marginales qui, additionnées n’en fragilisent pas moins les espaces non exploités par l’industrie du bois.

Bien des Laotiens n’ont pas accès à l’eau potable. Les autorités semblent cependant plus sensibles à une exploitation hydroélectrique qu’à l’équipement des villes et villages. De fait, les eaux du Mékong ne suivent plus leur cours naturel, détournées par les barrages ou canalisées. De vastes zones humides disparaissent.

Une partie des terres, enfin, est dédiée à la culture du pavot, le Laos étant le troisième producteur mondial d’opium.

La pollution de l’air provoquée par l’incinération des ordures et les cultures sur brûlis, la pollution des sols par les pesticides ou les produits industriels ont des impacts réels sur la santé des Laotiens.

La création de 20 parcs nationaux (14% du territoire) et les nombreuses initiatives en faveur de l’écotourisme montrent cependant une sensibilisation des autorités. Les populations de montagne ont été incitées d’autre part à s’équiper de systèmes domestiques solaires pour se pourvoir en énergie.

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