7 conseils pour se fondre dans le décor

19/09/2014

1
APPRENEZ COMMENT SALUER QUELQU'UN

Au Laos, on se salue les paumes des mains jointes à hauteur de la poitrine et on se témoigne du respect en inclinant la tête. Faites de même.

2
AYEZ LE SENS DE L'HUMOUR

Selon sa prononciation, un mot peut radicalement changer de sens. À titre d’exemple, le mot thao donne lieu à 10 sens différents suivant la façon dont on place l'accent ou les tonales. Il se peut donc  qu’en vous entendant essayer de parler leur langue, les Laotiens se rient gentiment de vous, votre phrase ne voulant rien dire ou bien quelque chose d’absurde ! Parfois un peu déroutant, le rire de votre interlocuteur n'est pas toujours synonyme de gaieté, il peut aussi exprimer un grand embarras. Ne vous méprenez pas !

3
GARDEZ TOUJOURS VOTRE SANG FROID

Au Laos, comme dans tous les pays d'Asie, il est incorrect de se mettre en colère, de crier, d'agresser quelqu'un verbalement. Les Laotiens y voient un signe de faiblesse. Si au cours de votre voyage, une situation vous échappe, si vous êtes victime d'un malentendu, d'un retard (sachez qu'au Laos, le rythme est lent), d'un coup de fatigue lié à la chaleur... ne vous énervez surtout pas, vous feriez perdre la face à votre interlocuteur, ce qui peut être lourd de conséquences. Relativisez les choses, reprenez le contrôle et traitez la situation avec calme. Souvenez-vous de l'adage : patience et longueur de temps font plus que force et que rage ! Par ailleurs, soyez sûr que si vous faites une erreur sociale majeure, un wai et une excuse apaiseront les choses, car les Laotiens sont tolérants.

4
RESPECTEZ LES COUTUMES LAOTIENNES

En toutes circonstances, soyez discret. Les Laotiens sont très pudiques, donc, pas de démonstrations d'affection en public. Pas de tenues trop légères non plus, même en dehors des temples. On évite les shorts, mini-jupes et grands décolletés pour les femmes. Les vêtements amples et couvrants sont parfaits. Il est incorrect de toucher la tête de quelqu'un, même celle d'un enfant, car la tête est considérée comme la partie la plus pure du corps. Elle est proprement "intouchable" ! Les pieds en revanche, puisqu'ils sont au contact de la rue, de la poussière et de la saleté, sont considérés comme impurs. Ainsi, on ne désigne jamais quelqu'un ou quelque chose avec le pied. S'il faut traverser une assemblée où des personnes sont assises par terre, on se courbe pour marquer son souci de ne pas lever les pieds à hauteur des visages. Si on veut héler quelqu'un, on agite toute la main, paume tournée vers le bas, en la ramenant vers soi.. .

5
SACHEZ VISITER TEMPLES ET PAGODES

Avant d’entrer dans une pagode, on se déchausse comme on le fait avant de pénétrer dans une maison particulière. La tenue vestimentaire est importante, les femmes se couvriront les jambes et les épaules, pour toutes les visites et lors des cérémonies. On doit montrer de la déférence à l’égard des bonzes, leur céder le passage par exemple. Une femme ne doit pas les toucher, ni leur faire un don de la main à la main. Un total silence est à respecter. On ne touche pas les objets religieux. On ne tourne pas le dos à Bouddha, on n’oriente pas ses pieds vers Lui.
Les offrandes : juste avant l’aube, la procession des moines en robe safran venant recueillir les offrandes dans les rues est un moment inoubliable. C’est le Tak Bat, dont les voyageurs veilleront à ne pas perturber le déroulement : on garde le silence, on évite tout contact avec les bonzes. Si on ne fait pas d’offrande (qui doit correspondre à une démarche religieuse personnelle), on se tient à distance dans une attitude digne et discrète - vêtements décents, pas d’approche photo intrusive, ni de flash. En cas d’offrande, il vaut mieux acheter du riz au marché tôt le matin plutôt qu’aux revendeurs aux abords de la procession. Enfin, sachez que s'asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines est un moment envoûtant.

6
TENEZ COMPTE DE L'ANIMISME, DES ÂMES DES VIVANTS ET DES DEVINS

Parallèlement au bouddhisme, il existe au Laos un culte des esprits ou phi, survivance des coutumes animistes primordiales, encore pratiqué chez les ethnies minoritaires. Les phi peuplent les montagnes, la terre, la forêt. Ils sont célébrés lors de la lunaison qui précède la saison des pluies, afin que les récoltes soient bonnes. Bien que condamné par le gouvernement, ce culte cohabite très bien avec le bouddhisme, comme en témoigne, à Vientiane, le vat "Si muong" : sa principale sculpture n'est pas un Bouddha, mais le "lak muong", esprit gardien de la ville.  Les Laotiens possèdent 32 âmes ou khouane, une dans chacune des parties de leur corps. Comme ces âmes ont tendance à se disperser et risquent de se faire absorber par les phi lors d'une maladie ou à la suite d'un choc psychique par exemple, il existe  une cérémonie de Rappel des Âmes, le "Sou Khouane" ou Baci. De nos jours, on pratique le baci pour les mariages, les départs ou arrivées des hôtes ou des amis, les naissances, etc. Sachez encore que les Laotiens, très superstitieux, consultent souvent les devins, qui peuvent être des bonzes, des ermites ou des médiums.

7
GOÛTEZ AU DURIAN !

Il existe en Asie un fruit qui est interdit de transports en commun, d'espaces publics et d'hôtels pour cause d'odeur insupportable, c'est le durian. Dommage, on n'en verra jamais sur nos marchés ! Pourtant cette baie ovoïde recouverte d'une carapace de grosses épines, longue parfois de plus de 40 cm  et pouvant peser 5 kg, est plutôt agréable à manger. Quoique... Ecoutons Alfred Russell Wallace, naturaliste britannique, qui en 1856, le décrivait ainsi : "Les cinq quartiers du durian sont d'un blanc soyeux au dedans et sont constitués de pulpe ferme de couleur crème, contenant chacun trois noyaux. Une épaisse crème anglaise parfumée à l'amande donne une idée de son goût, mais des saveurs occasionnelles peuvent apparaître, qui évoquent de la crème au fromage, une sauce à l'oignon et autres mets surprenants. La pulpe est d'une texture onctueuse, gluante et épaisse à souhait mais reste d’une grande finesse. La chair n'est ni acide, ni sucrée, ni juteuse, pourtant elle n'a besoin d'aucune de ces qualités, car elle est parfaite en elle-même.../... Plus l'on en mange, moins l'on a envie d'arrêter. En fait, manger du durian est une nouvelle sensation qui mérite elle-même un voyage vers l'Asie pour en faire l'expérience".  Vous êtes sur place, osez donc !

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