15/05/2014

C’est dans l’anse de Saint-Paul surnommée “ la baie du meilleure ancrage ” (3 km de sable noir) que débarquent les premiers colons au mi-temps du XVIIe siècle. Louis Payen, ses marins et une dizaine d’esclaves malgaches débarquent sur la côte. Au XVIIIe, les colons s’installent plus profondément dans les terres profitant des eaux du vaste étang Saint-Paul (aujourd’hui réserve naturelle). Établie comme première commune de l’île, la cité perd son statut de capitale en 1738, Saint-Denis devenant le chef-lieu de l’île Bourbon.

Les cultures du coton, du géranium et du café relancent brièvement sa dynamique économique mais la chute du cours de la canne à sucre ne l’épargnera pas au XIXe siècle. Jusqu’à l’avènement du tourisme balnéaire, Saint-Paul est comme endormie. Riche d’une longue histoire, elle a de fait l’un des plus beaux patrimoines bâtis de l’île, enrichi par les migrants indiens tamouls venus s’engager comme ouvriers dans les plantations à l’abolition de l’esclavage. De vastes temples hindous rappellent que vit ici une importante communauté tamoule dont la culture connaît actuellement un fort regain.

Le centre historique témoigne de la prospérité des planteurs du XVIIIe siècle et porte l’empreinte de la Compagnie des Indes. Au 233 de la rue de la Chaussée royale construite en 1769, se trouve la maison de la presque légendaire Mme Desbassyns de style indo-portugais. La rue Saint-Louis qui traverse la ville de part en part est bordée de maisons coloniales (villa Verguin, villa du Docteur Lauret) et de boutiques à l’ancienne.

Le front de mer de la même époque est très harmonieux. Chaque vendredi et samedi, s’y tient un marché forain chaleureux, aussi coloré que renommé. Débordant de fruits et légumes, d’épices, de plats typiques, il est l’un des plus vivants de la Réunion.

Le plus Comptoir des Voyages

Prendre de la hauteur à bord d’un ULM et découvrir l’île autrement. 

Nous on adore

Faire le marché et pique-niquer dans la réserve naturelle de l’Étang.

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