Nos coups de cœur dans le Kérala

12/12/2015

HARIVIHAR

Le Kérala s’est affirmé comme l’un des lieux les plus ouverts à la transmission de l’ayurveda et de nombreux centres de cures sont accessibles aux non-initiés. Millénaire, l’ayurvéda, à l’instar d’autres médecines traditionnelles, s’appuie sur une vision holistique du monde et de la personne. Harivihar est un centre de traitements ayurvédiques créé par deux médecins à proximité de Calicut. Il a reçu le Green Leaf accreditation du gouvernement du Kérala. Cette distinction récompense les centres ayurvédiques dont les soins sont reconnus comme véritablement efficaces et respectueux.

RÉSERVE DE PERIYAR

Les Ghâts occidentaux abritent une forêt sempervirens d’une grande richesse, que par bribes les États indiens tentent de protéger. Au Kérala, l’expérience la plus probante est la réserve de Periyar fondée en 1935 par le maharaja de Travancore autour d’un lac de barrage. Elle est déclarée “réserve pour tigres” depuis 1977. Sa superficie raisonnable (925 km2) a permis une protection efficace de la flore (140 orchidées – 2 000 espèces de plantes à fleurs) et de la faune sauvage.

TEEKOY

La vie rurale du Kérala, à bien des égards, n’a rien de commun avec celle d’autres régions indiennes. Ici, les paysans disposent de terres fertiles et bénéficient directement de leurs bienfaits. Ils ont développé une agriculture riche en produits de qualité comme les épices ou le thé. Teekoy à mi-chemin entre l’espace de montagne et celui des plaines alluviales des backwaters en est l’incarnation la plus authentique. La visite des plantations, les randonnées dans la forêt tropicale, l’observation des oiseaux ou les baignades dans les piscines naturelles des rivières permettent de goûter à ce mode de vie loin de la frénésie des villes.

SYNAGOGUE DE COCHIN

Nul ne sait exactement quand a débuté l’émigration juive vers le Kérala ni quel fut le destin des premiers migrants totalement assimilés. Elle remonterait pour certains au Xe siècle avant notre ère. La belle synagogue des Paradesi de Cochin témoigne de cette histoire confuse, émaillée de querelles entre juifs Malabari (Noirs), juifs Paradesi (Paradesi signifiant en effet “étrangers”) dont l’arrivée daterait du XVIe siècle et juifs métis appelés “marrons”. Outre des trésors liturgiques, la synagogue contient une série de peintures émouvantes (1968) qui vise à créer un mythe des origines qui réunirait ces diverses entités ! 

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