18/12/2015

On ne sait à Madurai (Madura), qui du temple de Minakshi ou de la cité royale a concouru au succès de l’autre. Ces deux entités, l’une spirituelle, l’autre profane se sont nourries mutuellement au fil des siècles dans un enrichissement continu. Les fondements de la culture et de la langue tamoules sont nés ici grâce aux shangham (académies littéraires). Appelée l’« Athènes de l’Orient », Madurai prospère, commerce avec le monde antique occidental et ne cesse de se développer sous l’autorité de la dynastie des Pandya (VIIe s.-Xe s.). C’est à cette famille de souverains que le temple doit son existence. Il s’affirme dès lors comme un point central pour les hindous qui en prennent un soin infini. Les Nayaks, subalternes émancipés du royaume de Vijayanagar (XVIe s. et XVIIe s.) le dotent d’éléments monumentaux dont le raja gopuram (porte principale), de salles à piliers, de nouveaux sanctuaires. Parallèlement, grâce au goût bâtisseur du souverain Nayak Tirumalaï (1623 et 1659), la ville s’enorgueillit d’un palais monumental. Il n’en demeure aujourd’hui qu’une vaste cour, la salle du trône, le théâtre transformé en musée de la culture chola.
Minashki est une ville dans la ville, un caravansérail, un hospice, un palace, une étourdissante démonstration de la dévotion hindoue… Dans ce temple, pour la première fois en 1946 les Intouchables pourront entrer dans un lieu sacré. Gandhi remporte alors l’une de ses plus grandes batailles contre les inégalités. C’est pourquoi en contrepoint de l’émotion que provoque l’atmosphère envoûtante des pujas vespérales (cérémonies d’offrandes) données dans le temple, il est bon de visiter le musée Gandhi.

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Voir un film kollywood et plonger dans l’ambiance inégalée des salles obscures indiennes.

Nous on adore

S’enivrer de l’odeur poudrée du laurier-rose et capiteuse du jasmin au marché aux fleurs.

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