10/12/2015

Les 100 km de plages de Goa, sable fin et cocotiers à l’allure bien balancée accueillent depuis le XVIe siècle les rêves d’explorateurs pas comme les autres : Portugais en quête de nouveaux territoires qui bâtiront Old Goa, hippies des années 1970 rêvant d’un monde égalitaire et dépouillé, aujourd’hui spring breakers étourdis de techno. Hors littoral, la réalité est beaucoup plus nuancée qu’il n’y paraît.
Première ville portugaise fondée en 1510 par Alphonse de Albuquerque, Goa est conçue comme une ville idéale, symbole d’un art de vivre lusitanien imprégné de catholicisme. Il s’agit alors de convertir la population indienne, de retenir les exilés, d’attirer richesses et considération. Les sanctuaires se multiplient, somptueux, caractéristiques du style baroque de l’époque. L’église du Bom Jesus (1594) est un joyau (inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco) à l’instar de la Sé Cathedral. Sur un espace restreint (1,5 km) appelé aujourd’hui Old Goa, églises et couvents disent assez l’ambition des missionnaires. La maison Braganza en est le pendant civil, le témoin de la puissance des familles installées durablement à Goa. En 1759, fuyant les épidémies, le gouvernement de Goa investit Panaji capitale de l’État indépendant.
Le littoral ne se résume pas à une rave-party géante, nombre de stations balnéaires sont calmes et douces à vivre (Bogmalo), d’autres sportives (Sinquérim), d’autres dédiées à l’observation des dauphins (Palolem). Dans les terres à découvrir pas à pas, les villages s’insèrent dans les rizières avant que les Ghâts n’imposent leur relief. C’est alors toute la générosité de la jungle qui s’offre au promeneur.

Le plus Comptoir des Voyages

Goûter l’atmosphère old-fashioned d’une demeure portugaise du XIXe siècle convertie en hébergement.

Nous on adore

Partir sur les traces du passé portugais de Panaji dans le vieux quartier de Fontainhas.

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