Géographie et environnement

20/11/2015

GÉOGRAPHIE

L’immense plateau du Deccan marque la frontière géographique de l’Inde du Sud. Ce plateau aride est borné par les Ghâts orientaux et occidentaux au climat tropical de mousson. Les Ghâts dominent quant à eux les côtes.
Dans le Deccan, la forêt épineuse composée d’acacias mimosa et de neem est l’essentiel de la flore. Les Ghâts occidentaux et du nord-est sont recouverts de forêts de teck, de bois de rose ou de santal, de centaines d’orchidées.

FAUNE

C’est encore dans la forêt que la faune est la plus diversifiée. La réserve naturelle de Periyar (Kérala), les parcs nationaux d’Eravikulam (Tamil Nadu) et de Mudumalai (Tamil Nadu) permettent d’observer en toute tranquillité ses représentants emblématiques : éléphants, paons, singes, rhinocéros…
Le Vedanthangal Bird Sanctuary (Tamil Nadu) et le Pulicat Bird Sanctuary (Andhra Pradesh, deuxième écosystème en eau saumâtre protégé du pays) sont dédiés aux oiseaux aquatiques : cormorans, hérons, pélicans, spatules blanches, grèbes, aigrettes, flamants… Des espèces rares peuvent être observées entre novembre et mars, lors des migrations.
La réserve de biosphère Nilgiri (Tamil Nadu) forme avec Bandipur et Nagarhole (Karnataka), l’une des plus grandes réserves d’éléphants et de bisons indiens de l’Inde. Les tigres y sont extrêmement discrets, mais sont bien présents.

ENVIRONNEMENT

L’Inde du Sud offre un paysage et un développement très contrastés. Corollaire, ses défis sont nombreux.
Elle compte deux mégapoles figurant dans les cinq premières villes de l’Inde : Mumbai (Bombay) et Chennai (Madras) où les problèmes inhérents à une urbanisation sauvage (déchets, alimentation en eau, pollution de l’air, etc.) sont aigus.
Elle comprend également des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions. Si à Kumarakum, entouré de rizières et de forêts de mangroves, un sanctuaire protège l’avifaune, les backwaters sont aujourd’hui confrontés à des défis environnementaux majeurs. Les traitements des cultures par des produits phytosanitaires induisent une importante pollution des eaux à quoi s’ajoute la surconsommation des infrastructures touristiques. Les côtes, notamment le Tamil Nadu, mais aussi les steppes désertiques du Deccan, sont affectées par le changement climatique.
Pourtant, en milieu rural, les campagnes s’organisent et multiplient les initiatives respectueuses de l’environnement et de l’individu. L’Inde est ainsi un véritable laboratoire pour tester à petite échelle les modèles d’une économie durable. Que l’on se rappelle la lutte des habitants de Plachimada (Kérala) contre Coca-Cola. L’usine puisait dans les nappes phréatiques privant d’eau potable les populations (9 litres d’eau potable étaient nécessaires pour produire un litre de soda), avant de rejeter dans les rivières les eaux polluées. Si l’usine a depuis fermé ses portes, la pollution quant à elle, est toujours là et les villageois continuent de se battre pour survivre.

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