4 conseils pour se fondre dans le décor

28/11/2015
1

visiter un temple

Les temples hindous de l’Inde du Sud sont d’incroyables lieux de vie. Nombreux sont les fidèles, venus pour invoquer Lakshmî (déesse de la prospérité) ou tout autre dieu du panthéon hindou, qui se prêtent au rituel de la puja. Si vous souhaitez observer des pujas, venez au temple tôt le matin (6 h-8 h) ou en début de soirée (17 h-19 h). Habillez-vous de manière décente et n’oubliez pas de vous déchausser à l’entrée du temple. À l’intérieur, vous pourrez vous purifier en faisant couler sur vos pieds l’eau d’un robinet prévu à cet effet et placé à l’entrée gauche des temples. Le tour du temple s’effectue de gauche à droite pour toujours montrer votre côté pur, le droit, à la divinité. Un voyageur est impur aux yeux des hindous et dans la très grande majorité des temples, vous ne pourrez pas pénétrer dans la garbhagraha (cellule de la divinité). La puja s’accomplit généralement en offrant à la divinité des fleurs, des grains de riz, du ghee (beurre clarifié) ou des sucreries. Il vaut mieux ne pas toucher, et encore moins sentir, les fleurs destinées aux offrandes car on n’offre pas aux dieux quelque chose qui a déjà servi.

2

aller au cinéma

Au Kérala et au Tamil Nadu, on assiste à l’explosion d’un cinéma régional. Mollywood désigne ainsi les films tournés au Kérala en langue malayalam et Kollywood, les films tournés au Tamil Nadu en langue tamoule – le k de Kollywood étant l’initiale d’un quartier de Chennai, Kodambakkam, qui abrite les studios de cinéma. S’ils accordent une place spectaculaire à l’action violente, les cinémas de l’Inde du Sud sont aussi beaucoup plus ancrés dans le quotidien que Bollywood. L’intérêt principal d’une séance de cinéma ne réside pas uniquement dans ce qui se joue à l’écran, mais plutôt dans ce qui se joue dans la salle. Au contraire des salles obscures françaises, les salles de cinéma indiennes bruissent d’animation. Les déplacements des spectateurs durant le film sont normaux et incessants, accompagnés de murmures approbateurs, d’applaudissement, de numéros de chant et de danse repris par un public en transe, qui n’hésite pas à interpeller, féliciter ou réprimander les acteurs. Prenez-vous au jeu et passez du rire aux larmes devant la déconvenue d’un méchant ou la détresse de l’héroïne.

3

se faire soigner

L’ayurveda (du sanskrit ayur, « savoir » et veda, « vie ») est une médecine alternative originaire de l’Inde. Selon l'ayurveda, il existe trois humeurs physiologiques appelées doshas qui régissent tout l'équilibre du corps : vata, l'air, pitta, le feu, et kapha, l’eau et la terre. Une visite au médecin ayurvédique consiste à détecter d’éventuels déséquilibres et à les corriger. Pour cela vous commencerez par un entretien avec votre médecin ayurvédique, parfois doublé de votre thème astral. Astrologie et ayurveda collaborent en effet étroitement. Le praticien dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit : massages ayurvédiques souvent pratiqués à l’huile tiède de sésame ; liste d’aliments à éviter ou à privilégier ; séances de yoga ou de méditation avec récitation de mantras ; phytothérapie à base d'épices, d'huiles essentielles ou de mélanges de plantes locales… La panacée de la médecine ayurvédique s’appelle Chyawanprash. Vendu en pot et quasiment incontournable dans les foyers indiens, il se présente sous forme de pâte élaborée à partir de plantes. Son goût pourrait vous surprendre…

4

découvrir le kathakali

Le kathakali, qui se pratique au Kérala, est une forme de théâtre dansé, dont la connaissance complète requiert près de sept ans d’exercices. Danseurs et danseuses sont revêtus d'habits somptueux et se griment le visage d'après les prescriptions de la tradition concernant le personnage qu'ils représentent. C’est ainsi que le vert signifie la vertu, le rouge l'égocentrisme, le noir la primarité. Les démons ont les narines rouges, les guerriers portent une boule blanche à l'extrémité du nez, l'autre sur le front. Lourdement maquillés, les visages des acteurs sont rendus impassibles et seuls des jeux particuliers du regard et les mûdras formés par les mains et les doigts permettent un dialogue précis entre partenaires. Ainsi, pour figurer l'arrosage d'un arbre, l'héroïne dispose d'abord ses mains en nalinipadmakosa (bourgeon de lotus), et elle les croise sans les appliquer l'une contre l'autre, les recourbe en bec de perroquet et les tourne vers le sol en opposant le revers de l'une au revers de l'autre.

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