Géographie et environnement

14/09/2014

GÉOGRAPHIE

Née de la fracture des plaques arabique et africaine, la vallée du Rift conditionne les paysages de la Jordanie. La mer Rouge, le wadi Araba, la mer Morte et la vallée du Jourdain suivent sa ligne de faille, l’une des plus importantes du globe.  Cet accident naturel profite à la géographie du pays ; rares sont les territoires bénéficiant de fait d’une telle biodiversité sur un petit périmètre.

Les rives du Jourdain, le Ghor et la vallée du wadi Araba fertiles ; les massifs de la Transjordanie plus âpres mais bénéficiant de pluies régulières et abondantes ; un vaste désert (80 % du territoire), parfois percé par d’anciens plateaux montagneux (wadi Rum).

FAUNE

Comme partout ailleurs, la Jordanie assiste impuissante à l’extinction des espèces les plus emblématiques de son territoire : le guépard, l’oryx, le bouquetin de Nubie… Mais les petits prédateurs (chacal, hyène, renard rouge d’Arabie) sont encore bien présents. Les réserves accueillent de rares spécimens de gazelles des montagnes, et quantité d’oiseaux sédentaires ou migrateurs (ils sont un demi-million à traverser le pays chaque année). La frange littorale de la mer Rouge constitue une réserve exceptionnelle pour l’avifaune (230 espèces) et les coraux (1 000 variétés).

FLORE

2 250 espèces végétales ont été répertoriées en Jordanie. Beaucoup d’entre elles, spécifiques à l’un de ses trois écosystèmes ne se rencontrent qu’en certains endroits et à certaines saisons.

Dans la vallée du Jourdain, la végétation de type méditerranéen se caractérise par la présence de pins d’Alep, d’acacias, d’eucalyptus, les vergers y sont nombreux.

Les fleurs sauvages sont l’apanage du plateau transjordanien creusé d’une multitude de gorges asséchées et de widyan. L’iris noir (fleur nationale) y prospère ainsi que l’orchidée.

Dans le désert, dominent les acacias, les calotropis procera ou pommiers de Sodome et les tamaris.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Jordanie. 
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. 
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. 
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

En pointe dans le domaine de la protection des espaces naturels, la Jordanie a délégué à la Royal Society for the Conservation of Nature (            RSCN) la gestion des espaces naturels protégés. Elle gère aujourd’hui sept réserves et s’enorgueillit d’avoir réintroduit des espèces disparues comme l’oryx d’Arabie. Elle développe avec l’aide du gouvernement des initiatives concrètes et souvent réussies en faveur de l’écotourisme. 

La gestion de l’eau, enjeu politique et humain majeur dans la région, pourrait avoir un impact considérable sur le bien-être des populations et sur l’environnement. 70 % de la consommation nationale est dévolue à l’agriculture entraînant un épuisement des nappes phréatiques. La réduction des eaux pluviales par évaporation de la mer Morte, la pollution des rivières ajoutent encore au déficit chronique. La Jordanie est le 10e pays du monde le plus pauvre en eau. La création d’un canal reliant la mer Morte à la mer Rouge, le puisage du fleuve Jourdain, la réfection des réseaux parviendront-ils à combler les manques ? Rien n’est moins sûr, l’instabilité chronique de la région interdisant en outre des accords équilibrés entre les pays.

La déforestation, les investissements industriels privés, l’exploitation touristique des rivages maritimes, la progression du désert constituent d’autres défis de taille.

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