Shirakawa-Go

07/06/2016

Les villages historiques de Shirakawa-gō (Ōgimachi) et Gokayama (Ainokura et Suganuma) sont implantés dans des paysages alpins remarquables, occupant tous trois des plateaux en terrasse. Il faut en connaître l’histoire pour mesurer ce qu’ils représentent pour le patrimoine culturel mondial, car leurs abords modestes évoquent plus une carte postale qu’un trésor historique.

Inaccessibles, Shirakawa-gō et Gokayama sont pourtant réputés depuis le VIIIe siècle, lorsque le mont Hakusan devient un lieu de culte bouddhique. Au XIIIe siècle, les moines de la secte Tendai implantés à Takayama forment avec la population un groupe homogène consolidé par une coopération mutuelle entre voisins (kumi). Cette solidarité favorise le peuplement des vallées en dépit des conditions très rudes et de la médiocrité des rendements agricoles. Les fibres du mûrier endémique fournissent toutefois un papier facilement exportable dans les plaines. L’industrie de la soie apporte du XVIIe siècle aux années 1970 un relatif confort.

Les cent-dix-sept maisons de style Gasshō se répartissent dans un paysage alpin idéal. Leurs longs toits en double pente pour résister au poids de la neige renvoient peut-être aux imageries des contes traditionnels, mais ils montrent une adaptation parfaite aux conditions climatiques. Autant que les formes architecturales, c’est la cohésion sociale qui est ici remarquable. Les corvées communes ont permis la conservation de l’architecture vernaculaire et la transmission des savoir-faire. 

Le plus Comptoir des Voyages

Admirer le style Gasshō des maisons dans les villages d’Ōgimachi, Ainokura et Suganuma. 

Nous on adore

S’initier à la fabrication de papier japonais dans l’un des ateliers de Gokayama.

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