05/06/2016

Capitale du Japon un millénaire durant, Kyōto est sans conteste le berceau culturel du Japon. Elle vit d’ailleurs à un rythme très différent de Tōkyō. La cité au 1 800 temples cernée de collines boisées, traversée par la rivière Kamo jouit d’une atmosphère plus sereine que les autres mégapoles. Ville idéale lors d'un voyage au Japon.

Dans le centre contemporain, le palais impérial de Nijō-jō est une excellente entrée en matière. Cinq bâtiments du XVIIe siècle plongent le visiteur dans un univers raffiné. Il fait pendant aux temples Nishi Hongan-ji et Higashi Hongan-ji, exemples sans défaut de l’architecture bouddhique. 

La rive est concentre l’essentiel des temples d’envergure parmi lesquels le Nange-ji ou le Kiyomizu-dera. Le chemin de la Philosophie bordé de maisons anciennes mène au Ginkaku-ji (pavillon d’Argent) planté sur un belvédère surplombant Kyōto. Plus au sud, le Sanjūsangen-dō abrite mille statues de la déesse Kannon, la 1001e dotée de mille bras.

Sur la rive ouest, Ryōan-ji, Daitoku-ji et les villas de Katsura et de Shūgaku-in (XVIIe s.) ou le Kinkaku-ji (pavillon d’Or) forment un ensemble exceptionnel d’architecture religieuse et profane des XVIe et XVIIe siècles.

Kyōto ne se visite pas le nez en l’air, l’abondance des sites exigeant des choix. De plus, certaines visites demeurent conditionnées à des permis (Office de tourisme). Les thématiques ne manquent pas : suivre le chemin des peintres Kanō Tannyū (1602-1674) ou Yukihiro Tosa (XVe s.). Nijō-jō, Nange-ji, Kōdai-ji, entre autres, conservent des œuvres emblématiques ; on peut suivre aussi le chemin des jardins, chaque temple ou pavillon recèle une merveille conçue le plus souvent par les deux maîtres Shinsō Sōami et Kobori Enshū : Heian-jingū, Konchi-in, Ginkaku-ji ou le célèbre jardin de roches de Ryōan-ji.

Bâtiments et œuvres d’art, jardins et parcs disent beaucoup d’une époque enfuie, mais c’est peut-être dans les quartiers des geishas (hanamachi) que s’exprime la quintessence de l’art de vivre aristocratique de la cour d’Heian. Bien qu’en nombre très réduit, les geishas de Kyōto veillent jalousement sur une tradition ancestrale.

Le plus Comptoir des Voyages

Sillonner à vélo les ruelles de Kyōto avec un guide anglophone. Au programme : Miyagawacho, le quartier des geishas, la rue traditionnelle de Ishibe-Koji, le quartier de Gion, les sanctuaires shintos Yasaka-jinja et Heian-jingū.

Nous on adore

Voir la vie en vermillon à travers les dix-mille torii du sanctuaire de Fushimi Inari, tous offerts à Inari, la déesse du riz, dans l’espoir de récoltes abondantes.

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