Économie de l'Italie

31/01/2019

L’Italie est aujourd’hui la huitième puissance économique mondiale et la quatrième en Europe (classement de 2016). La crise de 2008 l’a profondément et durablement impactée et ce n’est que depuis 2017 que sa croissance a repris. Son PIB est toujours inférieur de 7 % à celui de 2007 mais l’industrie, le secteur des services et l’agriculture redynamisent son économie et confèrent au pays un poids considérable à l’international.

Spécialiste des PME

Après les Trente Glorieuses de l’industrie lourde italienne et le choc pétrolier de 1973, un secteur économique a connu une croissance exponentielle jusqu’aux années 2000 : la troisième Italie, aux côtés de l’Italie industrielle du Nord-ouest et de l’Italie pauvre du Sud. Il s’agit de l’organisation en réseau d’une multitude de PME familiales au sein de districts industriels.

Des bassins d’activité se sont formés dans le secteur de la petite industrie (petite mécanique, électroménager, électrotechnique, etc.) et de la confection (habillement, cuir, joaillerie, etc.). Il existe en 2018 environ 153 districts ! Leur originalité réside dans la mutualisation des progrès techniques et la spécialisation dans une gamme de produits. L’Italie est ainsi devenue spécialiste des PME et leur grande majorité compte moins de cent salariés.

Agriculture et tourisme

Avec près de 13 % de terres agricoles, l’Italie est un des principaux producteurs d’Europe et le secteur représente 2 % du PIB en 2017. La péninsule a battu son propre record d’exportations en 2018 avec le vin en tête des ventes. Son principal partenaire commercial agricole est la France. L’Italie est un des leaders mondiaux de l’agriculture biologique et il existe 271 productions possédant une origine protégée.

Troisième pays le plus visité en Europe et cinquième destination mondiale, l’Italie possède une activité touristique florissante. Le secteur tertiaire, largement occupé par le tourisme, emploie 70 % des Italiens et représente 75 % du PIB italien.

Les faiblesses italiennes

Malgré une relance de l’économie, la situation reste encore fragile avec une dette publique de 152 % du PIB et un taux de chômage dépassant les 10 % en 2018 (20 % en Calabre !). Les jeunes italiens sont ceux qui en pâtissent le plus avec 32 % d’entre eux sans emploi et le marché intérieur est en berne depuis 2008. En outre, le pays connaît un important phénomène d’évasion fiscale d’une part et un taux élevé de pauvreté d’autre part ; selon l’OCDE, l’Italie détient la seconde place en matière d’intensité de la pauvreté. Enfin, impossible d’ignorer la part de l’économie souterraine dans l’Italie actuelle. Certains estiment que 7 % du PIB seraient produits par la mafia et ses organisations, principalement implantées dans le sud et les îles.

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