Géographie et environnement

07/04/2013

GÉOGRAPHIE

L’Islande se trouve pile à cheval sur les plaques eurasienne et américaine, ce qui lui confère un tempérament particulièrement volcanique. L’intense activité a de tout temps façonné l’Islande : gigantesques champs de lave, solfatares, fumerolles, sources d’eau chaude, roches colorées… Pas étonnant que le mot geyser vienne de l’islandais. On ne compte pas moins de 130 volcans actifs dont l’Askja et le Krafla, particulièrement surveillés, tout comme la plupart des volcans sous-glaciaires, le Katla étant en haut de la liste.

Pays de feu, l’Islande est également une terre de glace (c’est d’ailleurs la traduction du mot Island). Avec 8 300 km², le Vatnajökull est le plus vaste glacier d’Europe. Beaucoup plus petit, le Snæfellsjökull (11 km²), est le plus célèbre : c’est de son cratère que les héros de Jules Verne entamèrent leur voyage au centre de la Terre. L’eau des glaciers alimente les nombreux cours d’eau, lacs, cascades et chutes d’eau. Les côtes islandaises sont très découpées. Dans le Nord-Ouest, les glaces ont creusé d’innombrables fjords, souvent escarpés et spectaculaires. La côte Sud-Ouest est plus plane ; elle recueille l’essentiel de la population (région de Reykjavík). L’intérieur du pays est occupé par un haut plateau constitué de champs de lave et de déserts minéraux, formant des paysages fascinants.

L’Islande possède de nombreuses îles, dont l’archipel des Vestmann au Sud et l’île de Grímsey, à l’extrême Nord, sur le cercle polaire arctique. En 1963, une énorme éruption volcanique a fait naître une petite dernière, l’île de Surtsey, classée désormais au patrimoine mondial de l’Unesco et protégée des hommes.

FAUNE

Pas de serpent ni de grenouille mais des milliers de moutons et de chevaux, amenés il y a fort longtemps par les Vikings. Vous en croiserez forcément. Plus difficile à voir, le renard polaire est encore présent à l’est du pays, dans la réserve d’Hornstrandir et dans les Hautes Terres de l’intérieur. Il a l’honneur d’être le seul mammifère terrestre présent en Islande avant l’arrivée des drakkars.

Vous aurez plus de choix avec les mammifères marins. Phoques gris, veaux marins et bien sûr baleines sont nombreux près des côtes islandaises. Vous aurez toutes les chances d’apercevoir ces dernières d’avril à octobre.

Quant aux oiseaux, ce sont les stars de l’île. Le lac Mývatn abrite la plus grande variété de canards de la planète. Les falaises de Látrabjarg hébergent la plus importante colonie de pingouin torda. Des millions de macareux se reposent une partie de l’année sur les îles Vestmann et tout un tas d’oiseaux migrateurs s’observent facilement dans la réserve de Flatey et dans celle de Dyrhólaey. Les fameux eiders sont principalement présents dans les fjords de l’Est et du Nord-Ouest.
Une bonne nouvelle pour finir : les moustiques islandais ne piquent pas !

FLORE

Terre de glace et de feu, l’Islande ne possède pratiquement pas de forêt (2% du territoire). La plupart des plantes poussent au ras du sol. Les champs de lave sont recouverts de mousse aux tons phosphorescents tandis qu’au printemps les prairies se parent de fleurs : gentianes, véroniques, campanules, silènes, épilobes, linaigrettes et lupins mauves.

ENVIRONNEMENT

La question de l’environnement est paradoxale en Islande. À titre individuel, les Islandais sont de gros pollueurs avec un rejet de dioxyde de carbone qui dépasse les 10 tonnes par habitant ! Malgré la crise, leur niveau de vie reste élevé et leur consommation en énergie l’une des plus élevée au monde. Mais, parallèlement, plus de 70% de sa consommation d'énergie proviennent de ses ressources énergétiques hydroélectriques et géothermiques. Ce chiffre constitue le meilleur pourcentage au monde pour la consommation d'énergie d'origine renouvelable et non polluante.

L'Islande est devenue pionnière dans la recherche et la production d'énergies renouvelables. Actuellement, elle s'intéresse tout particulièrement à l'hydrogène. En réussissant à exploiter à grande échelle cette technologie, l'Islande espère s'affranchir complètement des produits pétroliers comme sources énergétiques à l'horizon 2050. Elle deviendrait ainsi le premier pays au monde à produire et consommer une énergie à 100 % propre et renouvelable. 

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