Peuples et institutions

12/07/2013

Politique

Irlande

Un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de 7 ans, renouvelable une seule fois. C'est lui qui nomme le Premier ministre après proposition de la Chambre des représentants mais n'a, en dehors de cette fonction, qu'un rôle "représentatif". Le pouvoir exécutif est assuré par le Premier ministre, le Taoiseach, et son gouvernement. Le pouvoir législatif, lui, revient à l'Oireachtas, le Parlement qui comprend deux chambres : le Sénat, Seanad, composé de 166 députés, et la Chambre des représentants, le Dáil composé de 60 membres élus pour 5 ans au suffrage universel direct.

Irlande du Nord

Nation constitutive du Royaume-Uni, l'Irlande du Nord est donc une monarchie parlementaire avec, comme chef de l'État : la reine Elizabeth II. Le pouvoir législatif est assuré par l'Assemblée nord-irlandaise composée de 108 membres élus pour 5 ans. Ses pouvoirs sont surtout étendus en matière de service public (administration locale, éducation, santé, culture…) mais moins étendus sur les  "affaires réservées" (police, commerce, aviation…) et nuls sur les excepted matters (diplomatie, défense, impôts centraux…).

Économie

Croissance : 0,2 % en 2013, après une dizaine d’années à + 6 % (Banque Mondiale)
Taux de chômage : 9,7 % en 2015 (Eurostat)
Déficits publics : - 4,1% du PIB en 2014 (Eurostat)

Dans les années 2000, de nombreuses grandes entreprises internationales ont massivement investi en Irlande pour profiter de conditions fiscales avantageuses. Par exemple, le siège européen de Google est à Dublin. Les multinationales américaines produisent 80% des exportations de biens du pays, principalement dans la chimie-pharmacie (60 % des exportations).

Après des années de croissance accélérée, l’économie du "Tigre celtique" a connu un très violent retournement de situation en 2007. Les banques qui avaient créé une bulle immobilière ont été confrontées à l'effondrement soudain du marché puis à la crise financière mondiale de 2008. Sans financements, sans recettes, l'économie irlandaise a reculé de 20% entre 2008 et 2010. L'État a organisé le sauvetage des acteurs bancaires nationaux puis a demandé de l'aide à l'Union européenne (85 Mds d'Euros). Le rétablissement de l'économie est lent mais amorcé depuis 2015.

Peuples

Le peuplement originel de l’Irlande se perd dans la nuit des temps. On sait toutefois qu’une première vague de Celtes, les Milésiens, sont arrivés en Irlande entre le VIe et le Ier siècle avant J.C, bientôt suivis par d’autres Celtes venus de Galice, les Gaëls. Après les pillards Vikings qui ne s’installent pas vraiment, arrivent les Anglo-normands, des nobles d’origine française, qui se laissent séduire par le charme des coutumes gaéliques et finissent par les adopter. Les siècles suivants (XVIIe jusqu’au XXe siècle) voient les Irlandais lutter contre l’oppression du colonisateur anglais et la misère. Plus de 3 millions d’Irlandais quittent le pays vers 1850, poussés hors de chez eux par la famine, sans parler du million de victimes de la faim.

Malgré les origines multiples des Irlandais, chacun aujourd’hui se sent Irlandais, y compris en Irlande du Nord, et la République d’Irlande s’est réapproprié son identité gaélique.

Les différences et dissensions se sont plutôt faites autour de la religion. Actuellement, les Irlandais de confession catholique représentent, en république d'Irlande 86% de la population et les protestants 5%. Alors qu'en Irlande du Nord, les protestants sont 53% et les catholiques 43%. Mais, de toute façon, quelles que soient leurs origine ou leurs religions, les Irlandais forment un peuple d'une gentillesse exceptionnelle, en particulier avec les Français, qui les ont aidés à « bouter l’Anglais hors du pays ». Ce sont aussi des gens conviviaux, dont l’accueil est franc et détendu.

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