06/12/2016

Au tournant du XVIIe siècle, Shah Abbas 1er, grand roi de la dynastie des Safavides, décide de faire d’Ispahan sa nouvelle capitale, dont le faste doit supplanter Constantinople. Il convoque les meilleurs architectes, céramistes et sculpteurs de l’époque pour donner naissance à son rêve. « Une ville d’émail bleu », s’émerveille Pierre Loti lors de son passage en 1904. Depuis, Ispahan s’est beaucoup étendue – c’est la troisième ville d’Iran – mais son cœur historique est resté inchangé, articulé autour d’une immense place royale bordée d’arcades où s’élève une série d’édifices revêtus de céramique émaillée plus somptueux les uns que les autres : pavillon d’Ali Qapu, ou Sublime Porte, qui commande l’entrée du palais Naqsh-e Jahan, mosquée du Shah, rebaptisée mosquée de l’Imam depuis la révolution islamique, élégante mosquée du Cheikh Lotfollah et portique conduisant au bazar royal, qui fut l’un des plus riches d’Asie centrale.

Naghsh-e Jahan est sans conteste l’une des plus belles places du Moyen-Orient. Loin d’être intimidés par cette splendeur polychrome, les Iraniens l’envahissent chaque soir pour y … pique-niquer ! Petits réchauds pour faire le thé et poêles pour frire les légumes, l’ambiance est bon enfant, contrastant avec la beauté renversante du décor : un moment à ne pas rater. Reliée au complexe du bazar, la mosquée du Vendredi, la plus grande d’Iran, témoigne de douze siècles d’architecture islamique : une merveille classée Unesco, comme l’ensemble du centre de la ville.

Les ponts qui enjambent la rivière Zayandeh sont très appréciés des ispahanais pour se balader et pique-niquer : plusieurs d’entre deux, datant de l’époque safavide, sont des merveilles d’harmonie. Quelle douceur de vivre ! Il faut prendre tout son temps à Ispahan et notamment celui de découvrir Jolfa, le quartier arménien, qui s’organise autour de la cathédrale Vank du XVIIe siècle. C’est un coin plein de charme devenu « trendy ». Bien sûr, le fabuleux bazar mérite aussi une visite approfondie : attention aux tentations ! 

Le plus Comptoir des Voyages

Préparer un repas chez l’habitant et le partager avec son hôte.

Nous on adore

Pique-niquer sur la grande place Naqsh-e Jahan le soir venu, au milieu de la foule.

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