Géographie et environnement

05/12/2016

Géographie

 La superficie de l’Iran (1 648 000 km2) équivaut à trois fois celle de la France. Ce pays d’Asie de l’ouest partage des frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan au nord-ouest, la Turquie et l’Irak à l’ouest, le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan à l’est. Il possède deux façades maritimes avec la mer Caspienne au nord, et le golfe Persique au sud.

De hautes montagnes encadrent un vaste plateau central d’altitude qui occupe la moitié du territoire, bordé à l’est de grands déserts salés. À 5671 mètres, le mythique mont Davamand est le point culminant de l’Albroz, qui borde la région côtière au nord, tandis que les monts Zagros s’étirent à l’ouest sur plus de 1000 km. À l’est, une troisième chaîne montagneuse sépare l’Iran du Pakistan et de l’Afghanistan. Il n’existe que deux plaines, celle du Khouzestan, au sud-ouest, essentiellement composée de marais, et celle de la mer Caspienne, étroite mais fertile. Aucun grand fleuve n’alimente l’Iran et c’est le système ancestral des qanats, de longues galeries souterraines, qui irrigue les zones agricoles.

Faune

À grand pays aux climats contrastés, faune diversifiée ! On peut rencontrer des ours et des cerfs dans les forêts qui bordent les rives de la mer Caspienne et des guépards et des chacals dorés dans le désert de Dasht-e Kavir. Les zones protégées couvrent 5% du territoire permettant à la faune de s’épanouir malgré une déforestation galopante : panthères, bouquetins, gazelles, onagres et chats persans, emportez des jumelles si vous prévoyez une escale nature car certains hôtes de l’Iran sauvage sont tout petits.

Les lagunes de la mer Caspienne et du désert sont des haltes privilégiées par les oiseaux migrateurs, les ânes sont omniprésents, utilisés pour tous les transports en zones rurales, tout comme les ovins et les caprins, élevés dans toutes les régions avec une mention particulière pour les moutons rouges de l’Albroz et les béliers à barbe blanche et cornes torsadées de la frontière turkmène.

Flore

Plus de 8000 espèces dont 450 endémiques sont répertoriées en Iran. La végétation dépend évidemment du relief et du climat avec des zones désertiques ou semi-désertiques où les plantes halophiles dominent, la steppe couverte d’armoise, la steppe arborée et ses forêts de pistachiers et ses ombellifères, la haute-montagne et ses arbustes épineux. Enfin la forêt, couvre moins de 11% du territoire mais recense l’essentiel de la flore. Le Parrotia persica est typique des forêts du sud de la mer Caspienne où on trouve aussi des chênes, des érables, des noyers, des tilleuls … Shiraz est réputée pour ses cyprès et les champs du plateau central pour ses plantations de safran. Enfin, comment évoquer l’Iran sans parler de ses merveilleux jardins persans, où roses et tulipes composent de véritables tableaux vivants.

Environnement

La qualité de l’air des grands centres urbains est préoccupante, notamment à Téhéran, régulièrement plombée par un nuage de pollution lié à la circulation automobile suffocante. La menace de la pénurie d’eau est un autre problème, avec des nappes phréatiques au plus bas et des lacs en voie d’asséchement. La déforestation est également pointée du doigt tandis que l’écosystème de la mer Caspienne est menacé notamment par l’exploitation pétrolière et gazière. Les pays riverains ont signé en 2011 un protocole visant à encadrer ces activités ; dans le même élan, un moratoire sur la pêche à l’esturgeon a été introduit. Mais les défis restent énormes.

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