4 conseils pour se fondre dans le décor

07/12/2016
1

Dire "non" avant de dire "oui"

 Orient et hospitalité sont deux notions qui vont toujours de paire. Dans un pays comme l’Iran, qui a résisté à la l’influence du tourisme, c’est d’autant plus vrai. L’hospitalité iranienne se vit à chaque instant par une bienveillance constante et s’accompagne en plus d’une forme de politesse et de courtoisie quasi excessive, appelée taarof. Mieux vaut en connaître les codes pour ne pas passer pour quelqu’un de rustre. Ainsi, lorsque l’on vous invite ou que l’on vous propose quelque chose, on attend de vous que vous refusiez ! 2 refus sont couramment requis avant d’accepter. Cela permet d’éviter de mettre dans une situation délicate quelqu’un qui aurait formulé une invitation de principe, sans réellement y penser. Cela peut même aller jusqu’au commerçant ou chauffeur de taxi qui vous dira que vous ne lui devez rien, vous devez alors insister pour payer !

 

2

Porter le voile ou se gominer les cheveux

Hommes comme femmes apportent un soin particulier à l’accessoirisation capillaire. Du port réglementaire du voile, les femmes iraniennes ont su transformer cet interdit en coquetterie. Exit le traditionnel tchador et sa rigidité, elles lui préfèrent le roussari, un foulard aux couleurs et matières variées, porté bien en arrière de la tête. Véritable accessoire de mode, il s’accompagne d’un maquillage toujours soigné et également d’une rhinoplastie presque systématique. On est plus proche du style "Grace Kelly" que de la burqa. Moins contraints, les hommes n’en sont pas moins coquets. Avec de longues mèches coiffées en arrière et gominées, les jeunes Perses d’aujourd’hui sont à contre-courant de la mode hipster pour ce qui est de la barbe. Celle-ci est l’apanage des religieux et des militaires, les jeunes préfèrent le rasage de près.

3

Fréquenter les marchands de tapis

Loin de l’attraction touristique qu’ils sont devenus dans d’autres pays, les bazars d’Iran sont les garants d’une sociabilité propre à l’Orient et d’un sens du commerce et de l’échange aux antipodes de nos centres commerciaux aseptisés. Émerveillez-vous tant des étals que de l’architecture des lieux. Organisés en corporations, les bazars jouent un rôle social et économique central dans la vie du pays. Ils sont le lien entre monde rural et urbain et ont été à l’origine de nombreux soulèvements sociaux, si bien qu’aujourd’hui les autorités les ménagent. Vous n’y trouverez pas les enseignes internationales et vous découvrirez que le marchandage n’est pas ici du folklore mais bien tout un art de converser. Laissez-vous prendre au jeu, affinez votre art de la rhétorique, intéressez-vous à la vie de votre interlocuteur et faites vous inviter pour le thé.

4

S’essayer au Varzesh-e Pahlavani

Cet art martial qui remonte à la Perse antique. Avec l’avènement de l’islam, cette pratique sportive, exclusivement masculine, s’est accompagnée d’une forte dimension spirituelle. Mêlant des enchaînements de postures rappelant le yoga, à une sorte d’haltérophilie avec des levers de mils (masses allant de 2 à 50 kilos) ou de kabbadeh (arcs métalliques), il s’accompagne de chants mystiques aux relents soufiques et se rythme aux sons puissant de gros tambours. Ce sport ne manquera pas de vous surprendre. Les pahlavans (lutteurs), à la corpulence plutôt massive, entrent dans la zourkhaneh (où se pratique le sport) par une porte basse, les forçant ainsi à se courber en signe d’humilité. Ils se doivent d’être purs, généreux, modestes, croyants... en somme irréprochables. À défaut d’y prendre part, ne manquez pas d’être spectateur de cette expérience unique.

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