Nos coups de cœur dans les îles occidentales

13/07/2016

Le Parc national de la caldera de Taburiente (La Palma)

 Déchiqueté, broyé, incisif, le paysage de la caldera de Taburiente est la preuve vivante de la nature volcanique des îles et de la force des mouvements telluriques. Le parc national et la réserve de biosphère de l’Unesco incluent l’immense dépression, formant un cirque de 8 km de diamètre pour une profondeur de 600 à 900 m. Tout autour une frange de pics dont El Roque de Los Muchachos atteignant 2 426 m souligne jusqu’au vertige les mouvements telluriques. Sur les pentes, des pins canariens stabilisent le sol baigné par de multiples sources. Les sentiers de randonnées balisés ou le GR 131 sillonnent le long des sommets.

Valle Gran Rey (La Gomera)

 La vallée du grand roi porte bien son nom. Bien qu’il se réfère à l’ancien chef tribal guanche Hupalupa, il sonne d’abord comme un hommage à Dame Nature qui a pourvu ce site d’un superbe littoral. Les plages de sable noir réputées ne sont jamais surpeuplées (playa de Santiago, playa del Palmarejo). Il n’est pas étonnant dès lors que s’y regroupent les stations les plus populaires de La Gomera. De là, il est conseillé de rejoindre en excursion le site de Los Órganos. Ces falaises élancées culminent à 80 m au-dessus de la mer. L’érosion entaille largement les roches les plus faibles, laissant aux pierres plus résistantes la gloire de devenir prismes polygonaux composant ce qu’il est convenu d’appeler des orgues basaltiques.

La forêt de Los Tilos (La Palma)

Ce qui est sans doute l’une des plus belles forêts des Canaries a été déclarée réserve de la biosphère de l’Unesco en 2002 avant que ce statut ne s’étende à l’ensemble de l’île. Le terme de jungle conviendrait mieux à Los Tilos (les tilleuls) en raison de l’abondance des végétaux, des mousses exhalant des parfums tropicaux, la fraîcheur et l’humidité des sous-bois emplis de fougères. Plusieurs essences primitives à grandes feuilles y prolifèrent, reliques du quaternaire dont la préservation est essentielle. Après un passage au centre d’accueil, deux sentiers traversent le cœur de la forêt. L’un à faire en famille (2,5 km), le second plus escarpé grimpe jusqu’aux sources de Marcos y Cordero.

Parque Rural de Frontera (El Hierro)

El Hierro, réserve de la biosphère de l’Unesco, abrite ce jeune parc national faisant bon ménage avec un tourisme rural de qualité. À l’image de l’île, véritable mosaïque d’écosystèmes distincts, cet espace comprend une réserve marine, des espaces littoraux tels que La Restinga, territoire des balbuzards pêcheurs, une forêt de genévriers et cistacées à La Dehesa ; des pinèdes et tabaibales à El Verodal et El Lajial. On suivra volontiers les sentiers de pèlerinage (Bajada de la Virgen de los Reyes – GR131) pour explorer toutes les richesses naturelles du parc rural de Frontera, ou encore le sentier PR-EH 1 qui mène à La Restinga en sillonnant à travers la laurisylve de Mencáfete (versant nord).

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