Le camino de Jinama (El hierro)

13/07/2016

L’immense falaise située entre Valverde et La Frontera résulte des trois mouvements telluriques qui ont donné naissance à l’île d’El Hierro. Principale voie d’accès à El Golfo avant la création de la route, ce chemin traverse la zone de Monte Verde. De l’église de la Candelaria de Frontera à l’ermitage de la Caridad, le chemin muletier grimpe sans concession jusqu’au mirador de Jimana. Le panorama embrasse alors le cirque d’El Golfo, les îles de La Gomera et de la Palma. À l’est et au nord, les terres herreños bénéficient des brumes portées par les alizés. Le paysage y est verdoyant. Cultures de céréales, vergers et maraîchages alternent avec les forêts thermophiles humides (fayal-brezal).

Un spécimen remarquable d'Apollonias barbujana marque l’entrée du barranco de Las Esquinas. On extrayait autrefois du ravin situé à proximité le tuf rouge utilisé pour la décoration des façades. La légende dit que chaque personne empruntant le chemin de Jimana en direction de Frontera devait porter une pierre pour permettre la construction de l’église Candelaria de la Frontera.

Les mocán de Los Cochinos ou de la Sombra sont deux haltes pour les voyageurs à l’ombre de fiers ces Visnea mocanera, une essence propre à la laurisylve. À la Sombra, le tronc de l’arbre qui borde le chemin abritait autrefois un bas-relief de la Vierge de la Conception. Un culte marial lui était dédié.De multiples histoires et traditions jalonnent le chemin. Les bergers se retrouvaient autrefois sur le belvédère El Miradero pour discuter en langue sifflée avec les villageois résidant sur le littoral. Coquillages et conques servaient également de signal, chaque famille ayant le sien. Oratoires, croix et haltes de pèlerinage ravivent cette mémoire tout au long de la randonnée

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