À bouquiner, visionner...

15/07/2016

À lire

Benito Pérez Galdós (1843-1920) est l’écrivain incontesté des Canaries et de l’Espagne. Auteur prolifique, il initie son pays à la littérature historique d’abord puis fictionnelle. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma par Luis Buñuel en 1950 (Nazarín, Tristana).

Les écrivains de la jeune génération sont rares et peu traduits en France a fortiori quand prédominent dans les styles littéraires insulaires le conte et la poésie.

L’Année de la sécheresse (éd. Grasset) de l’écrivain et philologue, Víctor Álamo de la Rosa, originaire d’El Hierro, évoque l’exode des Canariens vers l’Amérique. À travers l’histoire passionnée de deux adolescents, c’est toute la fragilité du mode de vie traditionnelle qui est ici révélée.

Le Ravin (éd. Actes Sud) de l’auteure cubaine Nivaria Tejera ravive les blessures de la Guerre d’Espagne qui la poussera encore jeune à l’exil. L’histoire autobiographique d’une petite fille saisie par la violence des conflits jusque dans l’île paradisiaque de Tenerife.

En revanche, nombre d’auteurs étrangers emmènent leurs personnages dans les îles de l’archipel (en souvenir des belles vacances qu’ils y ont vécu ?). De l’album Titi et Gros Minet aux Canaries à La Possibilité d’une île de Michel Houellebecq aux romans policiers… elles sont décidemment une terre d’inspiration.

Pour en savoir plus sur le patrimoine naturel :Volcans d’Europe et des Canaries (éd. Delachaux et Niestlé) de François-Dominique de Larouzière Maurice Krafft.

Pour en savoir plus sur l’histoire : Le Canarien ou la conquête des Îles Canaries par Jean de Béthencourt (éd. L’écho des Vagues). L’histoire de conquête par Jean de Béthencourt est retracée avec vivacité par Bruno Malfante dont on ne sait s’il préfère l’homme ou les lieux… Culture et mythologie des Iles Canaries (éd. L’Harmattan), une analyse documentée de Josette Chanel-Tisseau sur les liens entre la recherche actuelle d’une identité canarienne, l’histoire de la conquête et celle du tourisme.

 

À regarder

Les Étreintes brisées de Pedro Almodóvar : Lanzarote n’est ici qu’un prétexte, mais quel prétexte !

Guarapo, Mambi, El Vuelo del guirre (non-traduit) : on peut voir avec intérêt mais en espagnol la trilogie des cinéastes Teodoro et Santiago Rios sur l’immigration.

La Palma et Los Alzados (non-traduit) de David Baute et Cirilo Leal retrace l’éprouvante répression franquiste vécue par cette île qui s’affirmait républicaine.

Ansite : Même peuple, autre résistance, celles des Guanches pendant la conquête vue par le cinéaste Armando Ravelo (court-métrage).

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