4 conseils pour se fondre dans le décor

19/07/2016

Retrouver l’héritage des Guanches

Peuple berbère, les Guanches s’installèrent aux Canaries on ne sait ni quand ni comment… Surtout qu’ils ne semblaient pas maîtriser la navigation. Des origines perdues dans les méandres de l’Histoire qui font germer les thèses les plus rocambolesques dont la principale est d’en faire le peuple survivant de l’Atlantide. Depuis l’Antiquité, plusieurs explorateurs se sont succédé sur l’archipel le temps d’un passage express, remarquant ou non la présence des Guanches. C’est cependant la conquête espagnole au XVe siècle qui sonna le glas de leur civilisation. Leur pratique religieuse polythéiste s’est dissoute dans le catholicisme, le nouvel an guanche a par exemple fusionné avec la Saint Jean. On retrouve encore leur héritage culturel dans certains noms de villages, des patronymes, des sites archéologiques et le silbo.

Aller là-haut siffler sur la colline

Dans les vallées de la Gomera, on perçoit quelques fois le sifflement d’un drôle d’oiseau. Ce n’est pourtant pas le chant d’un volatile mais bien le langage des insulaires : le silbo. Ce mode de communication, remontant à des temps immémoriaux, est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. Ce n’est pas une simple série de codes ou d’expressions toutes faites, mais bien une langue à part entière, totalement sifflée. On peut donc créer des phrases et tenir des conversations en silbo. Les sifflements, réalisés le plus souvent avec un ou deux doigts, varient sur des tonalités et des longueurs pour former des lettres, et se propagent grâce à l’écho des vallées. C’est par définition une discussion publique, car tous les habitants de la vallée peuvent l’entendre. On évitera donc de siffler des mots doux à son/sa cher(e) et tendre…

Vivre au rythme des festivités

À l’instar du reste de l’Espagne, les Canaries vivent toute l’année au rythme des fêtes, notamment religieuses. Hormis les classiques carnavals, Semana Santa (avant Pâques) et les innombrables fêtes patronales, on ne manquera pas de découvrir d’autres festivités 100% couleurs locales : la fête des amandiers en fleur à Tejeda début février qui s’accompagne d’animations folkloriques ; la procession de San Marcos en tenues traditionnelles à Tegueste, fin avril ; le grand tapis de fleurs des fêtes du Corpus Christi à La Orotava, fin mai ; la fiesta da la Rama (rien à voir avec les Rameaux) à Agaete début août, une ancienne fête guanche où l’on agite des branches en l’air pour faire tomber la pluie ; le concours de cœurs colorés à Tejina fin août, ou encore la très gourmande fête de la pomme à Vallaseco, début octobre…

S’initier aux mystères de la nature

L’archipel des Canaries est riche d’une nature diversifiée qui inspira des mythes et légendes tout aussi exotiques. Ainsi, ne vous étonnez pas de croiser, lors d’une improbable randonnée nocturne à Fuerteventura, la fantasmagorique lumière de Mafasca qui erre dans les bois comme une âme en peine. Dans la forêt dense de Garajonay, de nuit comme de jours, ce sont des lutins que vous pourriez croiser aux dires des anciens de l’île de la Gomera. Les colères du volcan du Teide de Tenerife, seraient dues au démon Guayota qui est prisonnier sous son dôme. Un sommet plus poétique est celui de Tindaya dans lequel les Guanches voyaient la porte d’accès au ciel. Ils prêtaient également aux Chorros de Espina, des chutes d’eau, des propriétés curatives et magiques. La nuit venue, profitez des cieux étoilés de El Hierro pour retrouver toutes ces légendes dans les constellations ou, plus rationnellement, profiter du meilleur observatoire astronomique d’Europe.

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