Géographie et environnement

04/05/2015

GÉOGRAPHIE

Avec l’île de la Réunion, l’île Maurice fait partie de l’archipel des Mascareignes. Située dans l’océan Indien, à plus de 8 000  km de Madagascar, elle intègre l’île de Rodrigues et les archipels Agaléga et Saint Brandon. D’origine volcanique, Maurice possède une chaîne montagneuse centrale formant les hauts plateaux basaltiques à 580 mètres d’altitude. Lacs et cours d’eau dessinent un relief accidenté de gorges (Rivière Noire) et de pics et d’excroissances (Le Morne). Le plus haut sommet, le Piton de la Rivière Noire culmine à 828 mètres. La végétation endémique de type tropical humide a considérablement souffert de la déforestation.

L’île est entourée d’un massif corallien qui protège quantité de lagons et baies aux plages magiques.

FAUNE

Le défunt Dodo hante toutes les mémoires mais sa disparition n’ayant pas servi d’exemple, force est de reconnaître que la faune mauricienne n’a pas été épargnée. Les oiseaux endémiques sont extrêmement rares : pigeon rose, merle cuisinier et foudi de Maurice… En revanche, l’île est connue pour son importante population d’oiseaux marins migrateurs ou marins côtiers (cardinal de Madagascar, albatros, frégate, sterne, etc.). Seules des réintroductions permettent à certaines espèces de se maintenir, c’est le cas du faucon crécerelle dont il ne restait que 4 spécimens en 1975 (500 aujourd’hui).

L’unique mammifère endémique est la roussette noire, une chauve-souris de grande taille au pelage noirâtre. Mangoustes, lièvres, cochons, cerfs de Java sont un apport des navigateurs et des colons. Les reptiles sont inoffensifs, les insectes et les papillons (36 espèces) font le bonheur des amateurs.

La faune sous-marine des lagons est exceptionnelle et se caractérise par son équilibre : du plus petit butineur au gros prédateur, tous se sont donné rendez-vous dans les massifs coralliens encore préservés.

FLORE

La flore mauricienne se caractérise par un grand nombre d’espèces endémiques (900 plantes répertoriées) mais aussi par sa fragilité. Un tiers d’entre elles sont propres à l’île et n’existent pas ailleurs. Seulement 2 % de la forêt primaire a survécu à l’intensification des cultures et à l’implantation d’espèces exogènes.

Casuarinas ou filaos en portugais (Casuarina equisetifolia), gigantesques banians des Indes (floraison spectaculaire à partir de novembre) et arbres du voyageur (Ravenala madagascariensis) font partie des espèces communes. Les arbres à épices, les arbres fruitiers, le cocotier, le takamaka ou le vacoas (Pandanus) sont également répandus. L’essence la plus symbolique demeure le tambalacoque  ou arbre à dodos.

Autre emblème : l’anthurium venu d’Afrique du Sud et abondamment cultivée pour ses qualités décoratives.

ENVIRONNEMENT

Extrêmement vulnérables, les écosystèmes de l’île Maurice ont été malmenés par la présence humaine. Introductions d’espèces défavorables aux espèces endémiques, destruction des habitats naturels, déforestation, prélèvements et chasse ont depuis la colonisation appauvri considérablement la faune et la flore. D’autres facteurs accélèrent aujourd’hui sa détérioration et notamment l’implantation d’infrastructures touristiques sur les littoraux. Le récif corallien souffre d’une surfréquentation et de la pollution des eaux.

Lancé en 2008, le projet “Maurice île durable” cherche à associer développement économique et respect de l’environnement. Un pari difficile à relever au vu de la faible sensibilisation de la population et de l’appétit des promoteurs. Néanmoins la création d’un parc national à Rivière Noire, de 7 réserves et de parcs naturels privés laisse entrevoir un avenir meilleur.

Sur l’île Rodrigues, dont le développement est bien moins avancé, les questions environnementales font partie des priorités du gouvernement.

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