Peuples et institutions

16/01/2018

politique

Le Guatemala est une république présidentielle. Le président est élu pour 4 ans au suffrage universel direct ; il est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement, il assume donc la totalité du pouvoir exécutif. Le parlement est une assemblée unique, le Congrès de la République, composée de 158 députés, élus pour 4 ans en même temps que le président. Une Cour suprême et une Cour constitutionnelle contrôlent le pouvoir judiciaire. Bien qu’ayant tous les outils institutionnels d’un ╔tat démocratique, le Guatemala reste à ce jours l’un des 50 pays les plus corrompus de la planète.

économie

Croissance : 3,1 % du PIB (Banque centrale du Guatemala, 2016)

Taux de chômage : 3 % (PNUD, 2015)

Taux d’inflation : 4,4 % (Banque mondiale, 2016)

Principaux clients : Les États-Unis sont le partenaire incontournable du Guatemala. Premier client et premier fournisseur (36 % des exportations et 42 % des importations du Guatemala), ils accueillent aussi près d’1,5 million d’émigrés guatémaltèques dont les transferts d’argent vers leur famille (remesas) représentent 10 % du PIB du pays. Les exportations du Guatemala ont également bénéficié d’une forte demande au Salvador et au Honduras. Le pays maintient des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une aide substantielle, tout en s’efforçant de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.

Points forts : Le Guatemala a été affecté positivement par la baisse des prix des matières premières (et notamment du pétrole), dont il est importateur net. Le système bancaire apparaît solide, bien que dépendant du dollar. De plus, le déficit fiscal et la dette atteignent l’un des niveaux les plus faibles d’Amérique centrale. Le principal secteur économique du Guatemala est l’agriculture, qui représente environ 11 % du PIB, 70 % dans les exportations, et emploie plus de 30%  de la population active. Le Guatemala produit et exporte principalement du café, du sucre, des bananes, du coton, du caoutchouc, de la cardamome et diverses variétés de bois précieux et de fruits exotiques. Le pays, qui dispose d'une petite industrie minière, extrait du cuivre, du zinc, du fer et du nickel, et possède un fort potentiel dans les secteurs de la géothermie et de l'hydroélectricité. Le secteur industriel représente environ 30 % du PIB, reposant principalement sur le textile, les industries du papier, les produits pharmaceutiques ainsi que la transformation du caoutchouc. Le secteur tertiaire représente la plus grande partie du PIB, avec près de 60 %. Il emploie 50 % de la population active. Quant à l'industrie du tourisme, elle est en croissance.

Points faibles : Plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, le pays a l'un des taux de malnutrition les plus élevés au monde, un quart de ses adultes sont analphabètes et l'inégalité des revenus est très forte avec un secteur informel qui emploie les 3/4 de la main d’œuvre. Le Guatemala doit également faire face à la violence causée par le crime organisé et les trafiquants de drogue. Une situation aggravée par la corruption de l’État qui affecte ses plus hauts représentants, jusqu’au président Morales.

peuples

Le recensement de 2002 distingue 4 « peuples » : les Ladinos, descendants des colons espagnols (essentiellement des métis hispanophones), 60 % de la population ; les Mayas (différents peuples de langue « maya » : Quiché, Quechi, Mam, Kaqchikel…), 39,6 % ; les Xinka (population indienne non maya), 0,14 % ; les Garifuna, Noirs caraïbes, 0,04 %. Sur les hauts plateaux, les indiens représentent jusqu’à 95 % de la population. Mais ce sont les Blancs, moins de 2 % de la population, qui concentrent la quasi-totalité du pouvoir économique et politique, héritage la société coloniale, responsable du maintien des inégalités. 

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