06/02/2018

Posée sur le lac Petén Itzá, cette petite île est reliée à la terre ferme par une digue de plusieurs centaines de mètres, que l’on peut emprunter à pied. Fondée au XVe siècle par un peuple en provenance de Chichen Itzá au Mexique, Flores n’a pas conservé ses vestiges mayas, détruits par les espagnols trois siècles plus tard. Entièrement tourné vers le tourisme, cette bourgade d’à peine 3000 habitants est une base idéale pour rayonner dans la région et se rendre sur les sites archéologiques mayas de Tikal, Yaxhá et Ceibal, notamment.

Sur l’île, il n’y a rien à visiter, à part la cathédrale, une belle église immaculée coiffée de dômes, qui mérite un coup d’œil. Mais l’atmosphère qui se dégage de ses petites ruelles pavées bordées de maisons basses aux couleurs vives est merveilleuse, paisible et joyeuse à la fois. Elles sont nombreuses à avoir été transformées en hôtels et en restaurants, toujours à taille humaine, sans que le village ait perdu son authenticité. Chaque ruelle conduit invariablement vers le lac. Ses berges ont été aménagées pour former une promenade qui fait tout le tour de l’île. Par endroit, des pontons en bois invitent à la contemplation, au farniente ou à la baignade. L’un des charmes de Flores est le mélange entre touristes et locaux. À la sortie de l’école, des flopées d’enfants et d’adolescents viennent de la ville voisine de Santa Elena pour se baigner dans les eaux limpides et tièdes du lac Petén Itzá, faisant des concours de plongeons avec les gringos… 

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