20/04/2017

Ce gros village de 650 habitants a été construit dans les années 1950 pour reloger des Inuits déplacés de leur terre ancestrale afin d’y construire une base militaire aérienne. Le lieu est en quelque sorte mythique. D’une part, sa population n’a été approchée que très tardivement, à savoir à partir de 1818 ; d’autre part, le site a été baptisé Thulé vers 1910 par l’explorateur Knud Rasmussen en souvenir de la désignation qu’avait utilisée quatre siècles avant notre ère le Grec Pythéas pour désigner l’extrême nord des terres connues.

Son nom groenlandais est Qaanaaq, mais pour certains il est surtout « Ultima Thulé », le toit du monde symbolisant l’exploration par excellence, celle de celui qui cherche toujours à aller plus loin. Toutefois, soyez rassurés, il n’est nul besoin d’être un fou de l’extrême pour être accepté et accueilli à Qaanaaq. Cela est d’autant plus vrai que l’hospitalité n’est pas un vain mot en cette terre des pionniers.

La population locale est fière de ses origines et de sa situation géographique. Cela ne l’empêche pas, tout du contraire, d’afficher une mentalité ouverte sur les autres. Ici où le soleil ne se couche pas de fin avril à fin août ce n’est pas votre montre qui vous dictera que faire et quand le faire. Ici culture et nature décident ensemble. Alors, enfilez un vêtement de fourrure et accompagnez un local à la pêche sur la mer gelée, pendant la saison des traîneaux à chiens, la plus longue du Groenland. Vous vivrez une expérience humaine hors du commun.

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