Géographie et environnement

01/04/2017

géographie

Le Groenland est la deuxième plus grande île du monde (après l’Australie). Situées aux confins de l’Atlantique nord et de l’océan Arctique, ses côtes sont longées par des courants froids. Ces courants, auxquels s’ajoutent les vents glacials venant des terres, confèrent au pays son caractère arctique. L’inlandsis (glacier continental) couvre 1 755 637 km² et s’étend, du Nord au Sud, sur 2 670 km, et jusqu’à 1 060 km d’Est en Ouest. En son milieu, la couche de glace atteint 3 kilomètres d’épaisseur. Les régions libres de glace se situent le long du littoral des côtes Est, Sud et Ouest, ainsi que sur les îles alentours (au total 332 186 km², 15 % du territoire). La profondeur maximale de ces parties découvertes est de 200 kilomètres ; les fjords, qui pénètrent profondément dans les terres, mettent l’inlandsis en communication avec la mer. Le paysage groenlandais est le résultat de l’érosion de l’époque glaciaire ; plusieurs zones portent cependant la marque d’autres processus géologiques : tremblements de terre, soulèvement de chaînes montagneuses, volcanisme… Cela fait du Groenland un eldorado pour les géologues.

faune et flore

L’imagerie populaire veut que le Groenland connaisse une vie animale uniquement peuplée d’ours polaires, de phoques et de baleines. La réalité est heureusement nettement plus riche. S’il est vrai que le climat polaire se fait très exigeant envers la vie animale, on trouve également des bœufs musqués, des renards polaires, des lièvres arctiques, des rennes, des lemmings, des morses, des bélugas, des narvals, ainsi que quelques loups rarement signalés. Cette faune en définitive plutôt riche n’est malheureusement pas facile à observer.

Hors inlandsis, la végétation de la Grande Île est majoritairement constituée d’une maigre toundra composée de mousse et d’herbe qui pousse à la fonte des neiges. D’une manière générale, la végétation se développe mal car le sol est parfois trop gelé en profondeur. Le long du littoral, la végétation peut également être du type tourbière que cerne une flore halophile en périphérie. On rencontre des bouleaux rampants dans les zones exposées aux vents, et la seule forêt groenlandaise est constituée de bouleaux pubescents et de saules à feuilles grises.

environnement

Deuxième réserve de glace du monde, le Groenland est particulièrement sensible aux phénomènes de modification climatique. Nous vivons actuellement une période interglaciaire, à savoir une période séparant deux glaciations et pendant laquelle les températures moyennes sont relativement élevées. Malheureusement, on observe une nette rétraction de plusieurs glaciers périphériques (réponse à la fluctuation à court terme du climat), qui ne peut permettre toutefois d’extrapoler sur la fonte de la calotte de l’île (réponse éventuelle à la fluctuation à long terme du climat). Au Groenland et depuis 1992, on enregistre une augmentation des températures moyennes, avec une augmentation alarmante de 5° C en hiver. L’écoulement des eaux provoque la dislocation partielle de certains glaciers et contribuerait à une montée du niveau de l’océan de l’ordre de 3 millimètres par an.

Par ailleurs, certains aspects du développement économique de l’île inquiètent les organisations écologistes, qui relèvent que la construction d’une usine d’aluminium, d’une capacité de 360 000 tonnes par an, entre en contradiction avec les objectifs du protocole de Kyoto d’une réduction de 8 % des émissions de CO2 dans l’atmosphère.

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