À goûter, siroter…

07/04/2017

à boire…

Pays de la calotte polaire et sans culture agricole, le Groenland n’offre rien de véritablement spécifique en matière de boissons autochtones, si ce n’est une eau étonnamment pure. Ainsi, en territoire glacé, creusez une épaisseur de 30 centimètres et vous pourrez remplir un verre qui vous sera certainement délicieux et qui se négocie une fortune à Dubai…

Au rayon des boissons dites softs, le café groenlandais n’est à vrai dire… pas si soft, puisqu’il est additionné de whisky, de kahlúa, de Grand Marnier et de crème fouettée. Servi dans un verre à bordeaux, il est brûlé à la flamme avant d’être bu.

Côté boissons alcoolisées, il faut retenir que jusqu'en 1954 les ventes d'alcool étaient fortement restreintes au Groenland, raison pour laquelle les bières artisanales, c’est-à-dire brassées « à la maison », ont toujours été très populaires. Le récent phénomène mondial des bières craft a bien entendu touché ce pays déjà très bien disposé en la matière. Immiaq, la micro-brasserie la plus connue, se trouve à Illulissat ; elle propose une pils au genièvre qui mérite le détour. Plus « industrielle », la marque Greenland Brewhouse, basée à Narsaq, offre la particularité d’être brassée avec de l’eau d’iceberg. Sur place et à l’instar des pays de l’Europe du Nord, vous trouverez également du schnaps et de la vodka. La marque Siku, dont le nom signifie « glace », est une vodka elle aussi fabriquée à base d’eau d’iceberg. À découvrir avec modération, cela va de soi.

à manger…

La cuisine groenlandaise présente deux visages : l’un, traditionnel, est issu de la chasse et de la pêche ; l’autre, plus récent, mixe des ingrédients internationaux et groenlandais. La culture culinaire a toujours été étroitement liée à la solidarité entre communautés isolées. Telle est cette cuisine : conviviale et authentique ! Au restaurant ou à la ferme (surtout dans le Sud), attendez-vous néanmoins à des prix élevés et préparez-vous à un voyage plus singulier que vous ne le supposez !

Le plat national est les suassat, une soupe élaborée à partir de viande de phoque, de baleine ou de renne, accompagnée d’oignons et de pommes de terre, souvent épaissie avec du riz.

Le misirak en étonnera probablement plus d’un : il s’agit en effet de graisse de béluga fermentée. Ceux qui hésiteront se tourneront peut-être vers l’igunaq, roulade fermentée de viande animale lardée de graisse, le kiviak, à savoir des mergules nains (oiseaux marins) non évidés mis à macérer dans une peau de phoque, ou le mattak, peau de baleine crue à déguster très fraîche avec une pincée de sel. Si tout cela n’est pas assez corsé à votre goût, il vous restera les nageoires de morse, fermentées bien entendu, mais gluantes et au fumet quelque peu soutenu…

Derniers détails : soyez assuré qu’au Groenland la totalité des ingrédients sont bios, étant donné que sur terre ou en mer les animaux se déplacent dans leur environnement naturel sans recevoir aucun aliment extérieur ou arôme artificiel. Par ailleurs, pour les estomacs les moins audacieux, sachez que l’on trouve toujours, comme précisé en introduction de cette rubrique, des plats adaptés au goût plus européen.

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