Population en Grèce

13/06/2019

L’histoire économique de la Grèce (« miracle grec » et crise économico-financière) et les changements politiques impactent de plein fouet ce pays européen. Si la démographie était plutôt en croissance entre 1970 et 1990, elle est aujourd’hui en berne. En plus de ces considérations démographiques, la nation hellénique doit faire face à de multiples enjeux sociaux. Les inégalités homme-femme sont encore très prégnantes, la présence de travailleurs étrangers divise la société et pour finir les Grecs n’ont pas franchement le moral et voient l’avenir en noir !

La Grèce a, comme de nombreux pays européens, une population vieillissante, une pyramide des âges inversée et un taux de fécondité bas. Selon l’OCDE, ce taux est de 1,3 enfant par femme ; les Grecs ont une espérance de vie de 81 ans et le troisième âge représente près de 20 % de la population totale quand les moins de quinze ans n’atteignent même pas les 15 %. La population vieillit et perd le moral aussi : une majorité de Grecs n’a pas confiance en l’avenir et cela se ressent dans les modes de vie (obésité, alcoolisme, etc.)

Le pays connaît des évolutions démographiques et une répartition de sa population sur le territoire récentes et rapides. En même temps que son boum économique dès les années 1950, la population quitte les campagnes et redessine le paysage. Aujourd’hui, près de 80 % des Grecs habitent en ville et y travaillent. Six des dix millions de Grecs habitent sur un axe urbain allant de Patras à Thessalonique et en passant par Athènes, Volos et Larissa. 

Grande terre d’émigration dans la deuxième moitié du XXe siècle (un septième de la population vit à l’étranger entre 1950 et 1977), elle accueille depuis la chute du bloc soviétique une grande quantité d’immigrés venant des Balkans pour la plupart. En 2011, 8 % de la population résidente est étrangère, avec plus de la moitié d’origine albanaise. Les autres pays d’origine restent dans les Balkans avec des Bulgares et des Roumains, essentiellement. Il y a également des communautés de Philippins, de Pakistanais et d’Africains de l’Est à Athènes et Thessalonique. À l’instar de L’Italie, la Grèce est au cœur des problématiques migratoires européennes car 80 % des personnes entrant illégalement dans l’Union européenne y transitent (en 2010). Cette situation génère des tensions et des mouvements xénophobes voient le jour dans la société. Cependant, en raison de la crise économique et financière, la vapeur s’est à nouveau inversée depuis 2013 et actuellement, plus de Grecs s’installent à l’étranger que d’étrangers s’installent en Grèce.

Bien que la situation des femmes a énormément évolué à la fin du siècle passé, la Grèce n’est pas une bonne élève en matière d’équité entre les sexes avec seulement 21 % de femmes en politique et une empreinte patriarcale encore bien présente dans la société.

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