Nos petits secrets à Athènes et dans le Péloponnèse

28/08/2014

MYSTRAS

Inscrites au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, les vestiges de Mystras s’agrègent à une colline accidentée du massif du Taygète. L’ancienne ville fondée par les Francs devint dès le xiiie siècle une principauté byzantine pieuse et prospère. Un petit couvent y est encore en activité. La forteresse dominant les escarpements, la ville haute et la ville basse (que l’on visite séparément) conservent dans leur abandon le charme puissant de cette apogée. Églises, monastères et maisons seigneuriales, dans leur fragile reconstitution, révèlent une iconographie unique. Perdue au milieu des cyprès dressés comme autant de sentinelles, Mystras est sans doute l’un des sites grecs les plus envoûtants.

MONEMVASIA

Élevée dès vie siècle sur un promontoire rocheux, à quelques mètres du continent, la cité médiévale de Monemvasia prospéra sans faillir, malgré les assauts des Byzantins, des Vénitiens et des Ottomans. Sa position au-dessus de la mer, formant un verrou naturel contre les envahisseurs, la tranquillité de son port protégé des vents par le rocher, son cosmopolitisme l’ont dotée de richesses architecturales aux multiples influences. Répartie entre une ville basse réservée autrefois aux marins et une ville haute dédiée à l’aristocratie, Monemvasia a échappé aux assauts de la modernité. On peut monter jusqu’à la forteresse, suivre les remparts, admirer une chapelle byzantine et surtout, la vue sur la ville basse, les environs et la mer. La restauration de la ville basse, menée avec soin, se poursuit. Son charme est tel qu’y dormir est un plus, avant de plonger dans les eaux éclatantes de l’île d’Élafonissos !

LE CANAL DE CORINTHE

Enserré entre le continent et le Péloponnèse, l’isthme de Corinthe relie l’Occident et l’Orient, la mer Égée à la mer Ionienne. C’est dire toute son importance stratégique, humaine et culturelle. Lutter contre l’aléatoire des flots fut une préoccupation permanente. Néron, le premier, en 67 ap. J.-C. s’essaya à la construction d’un canal. En vain, la roche d’une dureté infaillible nécessitait un traitement de choc. En 1867, la nitroglycérine d’Alfred Nobel relance la construction du canal achevé en 1893. Étroit et peu profond, il n’autorise la navigation qu’aux bateaux de taille modeste. On apprécie mieux la grandeur de son tracé rectiligne depuis les ponts de Pisania ou le pont d’Isthmia.

LES PLAGES SOUS OLYMPIE

Au pied d’Olympie, la côte nord du Péloponnèse offre de nombreuses possibilités de baignade dans des paysages et des atmosphères variées : village de pêcheurs de Katakolo, plages de sable fin de Loutra Killini ou de Kalo Nero sur le golf de Kyparissia. Posté sur un promontoire, à l’intérieur des terres, le château de Hlemoutsi domine les îles Ioniennes. La citadelle franque pourvue de belles portes monumentales accueille chaque été un festival de spectacles vivants.

LES ÎLES DU PÉLOPONNÈSE

Le golfe Saronique est pris en étau entre le continent et le Péloponnèse. Bordé de côtes et fermé par l’isthme de Corinthe, cet espace maritime aurait pu souffrir d’une exploitation outrancière de ses îles. Fort heureusement, l’essentiel des richesses naturelles a été préservé. Égine la culturelle, la rurale et méditerranéenne Poros, la très chic et british Hydra ou encore la paresseuse Spetsai constituent autant de destinations plaisantes à peu de distance d’Athènes ou Gálatas (Péloponnèse).

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