Géographie et environnement

27/07/2014

GÉOGRAPHIE

Aux confins de la péninsule balkanique, la Grèce est un pays au relief tourmenté, modelé par les lignes de fractures géologiques et rongé par les eaux de la mer Égée à l’est et de la mer Ionienne à l’ouest. 26 000 km de côtes et vingt sommets dépassant les 2000 mètres en disent assez sur la diversité de ses paysages, les contrastes de ses climats. La Grèce continentale se distingue par l’omniprésence des montagnes, prolongement des Alpes dinariques. Les plaines y sont rares et concentrées dans le Nord (Thessalie, Macédoine, Thrace). Outre le continent, avec la péninsule du Péloponnèse, elle compte quelque 10 000 îles regroupées en archipel dont les plus célèbres sont les Cyclades, le Dodécanèse, les îles Ioniennes, les Sporades et les îles de l’Égée.

FAUNE ET FLORE

Si le climat méditerranéen conditionne l’essentiel des biotopes, le territoire n’est pas dépourvu de diversité. Mer et montagnes conjuguées, étés secs et chauds, hivers pluvieux et doux ont favorisé une flore qui compte près de 6 000 espèces. Les forêts de pin d’Alep, de chênes, de châtaigniers occupent les flancs des reliefs mais en-dessous de 800 m, le maquis et ses essences aromatiques dominent (myrte, thym, origan), ainsi que les bruyères et lauriers-rose. La phrygana investit les régions arides au Sud où s’épanouissent les vesces. Les plantes rares n’y sont pas rares ! Les glaïeuls sauvages, les orchidées, les jacinthes ou le ciste prospèrent…

Les deltas et les marécages accueillent une avifaune assez riche d’oiseaux pêcheurs tandis que les montagnes sont le territoire des rapaces. Les forêts d’Épire sont encore peuplées de grands mammifères et de prédateurs dont les ours et les loups.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Grèce.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de “souvenir “ : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Le tourisme a entrainé un développement rapide et mal concerté des zones les plus fragiles comme les îles et les littoraux. Les forêts ont été gravement meurtries par une déforestation incontrôlée et de nombreux incendies. Le bilan environnemental du pays est a priori désastreux. Pourtant, depuis quelques années, des programmes ambitieux ont été initiés : inscription sur la liste Natura 2000 d’une centaine de sites, révision du cadastre en fonction de la fragilité des milieux incluant les sites archéologiques, programme de reboisement… Les difficultés économiques de ces dernières années ont toutefois considérablement ralenti l’exécution de ces mesures salvatrices.

La gestion des déchets sur le continent comme sur les îles, l’approvisionnement en eau potable des insulaires et les infrastructures touristiques demeurent des problèmes majeurs. Bien qu’en partie financées par l’UE, les initiatives sont restées embryonnaires, incitant le gouvernement européen à des sanctions. Un rapport du WWF fait état d’un fléchissement de la législation qui permettait de préserver les littoraux d’une urbanisation excessive. 

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