Peuples et institutions

09/08/2014

La position géographique de la Finlande entre pays slaves et pays scandinaves a déterminé son histoire et ses frontières jusqu’à la naissance de la nation en 1917 à la faveur de la Révolution d’octobre. Un siècle auparavant, le grand-duché quittait le giron de la Russie pour devenir suédois. Il bénéficia dès lors d’une large autonomie.

Le finnois s’affirma comme langue officielle en 1863. Les Finlandais jusqu’alors chahutés d’une souveraineté à l’autre, développèrent un fort sentiment national toujours opérant aujourd’hui. Son expression artistique et linguistique allait faire l’admiration de l’Europe : le compositeur Sibelius, les peintres paysagistes exaltant la beauté de la région des lacs, les architectes de l’Art nouveau ou la carrière de l’architecte Alvar Aalto composèrent un tableau idéal de ce tout nouveau pays.

Forte de cette union entre les régions suédophones et russophones, la Finlande s’est fondée sur des valeurs démocratiques (les Finlandaises devinrent les premières femmes électrices d’Europe). Pourtant craignant pour son intégrité, elle s’alliera avec l’Allemagne en 1941. La chute fut rude et engagea le pays dans une longue période de récession. 

La stabilité de son régime politique et l’amour inconditionnel des Finlandais pour leur territoire permit un redressement puis une superbe revanche économique. Dans ce tohu-bohu, les peuples autochtones eurent peu l’occasion de s’exprimer largement dominés et exilés sur les terres au-delà du cercle polaire.

Leur statut est plus ambigu ici qu’ailleurs et la reconnaissance de leur culture peine à s’affirmer. Si les valeurs fondatrices demeurent (gestion démocratique, soutien aux plus démunis, égalité sociale), la crise de 2008 laisse des traces profondes.

POLITIQUE

République parlementaire, la Finlande élit son président de la République au suffrage universel direct. Son mandat est de six ans. Le premier ministre, nommé par le Président, est le chef de l’exécutif. C’est de lui que dépend la politique de la nation. Le parlement est composé de 200 députés élus à la proportionnelle pour un mandat de quatre ans. Parlement et gouvernement participent également à l’élaboration des lois soumises à l’approbation de la cour suprême.

ÉCONOMIE 

Croissance : - 0,1 %
Taux de chômage : 7,7 %
Déficit public : 53 % du PIB

La Finlande cumule les indices favorables : niveau de vie parmi les plus élevés au monde, meilleur niveau mondial d’instruction avec le plus grand nombre de diplômés de l’Union européenne, épargnée par la corruption et jusqu’alors nantie d’une dette publique raisonnable.

Alors que son niveau de croissance atteignait 4,5 % en 2007, il s’est considérablement réduit suite à la crise mondiale de 2008, jusqu’à devenir négatif en 2012. Une récession est envisagée pour les années à venir.

Ses deux piliers de croissance furent les investissements importants en R&D (3 % du PIB) et une balance commerciale jusqu’alors excédentaire. Les industries métallurgique, mécanique et chimique sont les secteurs les plus dynamiques, ainsi que les biotechnologies.

La sylviculture (industrie papetière, bois d’ameublement et produits dérivés) représentent encore 7 % de son PIB et l’agriculture 4,4 %. Les services atteignent 65 % du PIB. 

PEUPLES

Les Finnois largement majoritaires (93 %) sont issus de populations ouraliennes. Les Finlandais suédophones constituent la minorité la plus forte (5,58%). Héritiers des paysans suédois installés depuis le Moyen Âge, les “Finlandsvensker” ne conservent de leur patrie d’origine que la langue et des bribes de culture. Viennent ensuite les Russes implantés en Carélie (0,64 %) et les Roms sédentarisés (0,20 %). Les Sámes (0,10 %), premiers habitants de la Scandinavie, sont dans leur grande majorité implantés au nord du cercle polaire et perpétuent une économie vivrière centrée sur l’élevage du renne.

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